Football. Nouveau départ pour Amine Harit sur les rives du Bosphore
Amine Harit a enfin trouvé un nouveau point de chute, en étant prêté à l’Istanbul Başakşehir par l’Olympique de Marseille, en fin de mercato estival. L’international marocain est attendu au tournant après avoir longtemps rongé son frein dans la cité phocéenne, où il a souvent été considéré comme un joueur transférable sans pour autant trouver preneur.
Le départ d’Amine Harit en Turquie est un déclassement en forme de libération pour le milieu de terrain marocain.
Prêté par l’Olympique de Marseille à l’Istanbul Başakşehir avec une option d’achat dont le montant n’a pas filtré, l’international de 28 ans a l’occasion de reprendre son destin en main et de donner un nouvel élan à sa carrière, avec en ligne de mire, la Coupe d’Afrique des nations 2025.
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— RAMS Başakşehir (@ibfk2014) September 15, 2025
Formé au FC Nantes, le natif de Pontoise a toujours été considéré comme l’un des joueurs les plus talentueux de sa génération. Il a confirmé en partie les promesses placées en lui, notamment lors de son passage en Bundesliga, sous les couleurs de Schalke 04 (13 buts et 23 passes décisives en 119 matchs).
Sa signature à l’Olympique de Marseille lors du mercato estival 2022 s’inscrivait dans une forme d’évolution afin de disputer la Ligue des champions plus souvent. Le début de son aventure dans la cité phocéenne n’a pas été transcendant mais pas non plus médiocre (5 buts et 4 passes décisives en 35 rencontres).
Alors que le gaucher commençait à prendre ses marques, une blessure au ligament croisé du genou l’a fauché en plein envol. Un crève-cœur pour Harit, qui a raté par conséquent le train de la Coupe du monde 2022, laquelle avait vu ses coéquipiers réaliser une formidable épopée jusqu’en demi-finale.
Autant dire que sa convalescence n’a pas été de tout repos sur le plan psychologique. Mais, sa force de caractère lui a évité de plonger dans les abîmes de la dépression. Dès la saison suivante, il reprend sa marche en avant en disputant 44 rencontres (2 buts et 8 passes décisives).


Amine Harit renaît toujours de ses cendres.
C’est une constante dans la carrière d’Amine Harit. À chaque mercato estival, l’entraîneur en place clame haut et fort qu’il ne compte pas sur lui. La direction phocéenne le met sur la liste des joueurs transférables. Mais son salaire conséquent a toujours été un point d’achoppement.
Avec l’arrivée de Roberto De Zerbi sur le banc, ce même schéma s’est répété. Le technicien italien ne semblait pas en faire un titulaire en puissance avant de lui accorder sa confiance pendant les trois premiers mois de compétition. Mais, tout a basculé lors d’une rencontre à Nantes, le 3 novembre 2024.
Une rencontre que l’OM avait gagnée (2-1) mais lors de laquelle l’international marocain a écopé d’un carton rouge sévère. Une fois sa suspension purgée, on aurait pu penser qu’il allait reprendre sa place dans le onze marseillais, mais son mollet en a décidé autrement. Puis c’est la concurrence qui l’a finalement éloigné du onze de départ.
Son départ devenait inéluctable. D’autant qu’Amine Harit avait réellement besoin de donner un coup de fouet à sa carrière. Parce qu'il n’a que 28 ans et a encore le temps de retrouver un niveau de forme plus conforme à son talent. À cet effet, son départ en Turquie tombe à point nommé.
Sur le bord du Bosphore, Amine Harit sera sous les commandes d’un entraîneur aux idées novatrices, contre lequel il avait disputé des derbys de la Ruhr endiablés, du temps où Nuri Sahin évoluait sous les couleurs du Borussia Dortmund.
Le manager turc a tout juste été nommé à la tête de Başakşehir (5ᵉ du dernier championnat turc), après une première expérience mitigée aux commandes du Borussia. Mais, ses nouveaux dirigeants n’ont pas hésité à miser sur la fougue et la passion exprimées par Nuri Sahin, qui aura sous la main un effectif pléthorique où Amine Harit fera office de principal atout offensif.
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