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BUSINESS

SGTM : Un CA en hausse de 30% en 2024, et une prévision similaire pour 2025

En 2024, le chiffre d'affaires de la SGTM a progressé de 30%. La société prévoit une croissance similaire en 2025 pour atteindre 14 MMDH. Dans cette deuxième partie de notre interview, Hamza Kabbaj, directeur général de la SGTM, revient sur les ambitions et les principaux défis de l’entreprise.

Chiffre d'affaires, impact du Mondial 2030, rareté de la main-d'œuvre et des équipements et hausse des coûts, le point avec le DG de SGTM, chargée de nombreux projets d'envergure en préparation au Mondial 2030
Chiffre d'affaires, impact du Mondial 2030, rareté de la main-d'œuvre et des équipements et hausse des coûts, le point avec le DG de SGTM, chargée de nombreux projets d'envergure en préparation au Mondial 2030
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Le 6 novembre 2025 à 16h30 | Modifié 7 novembre 2025 à 9h19
 

Grâce à une stratégie basée sur la maîtrise technique et la formation des talents, la SGTM a enregistré en 2024 "une croissance remarquable de 30% de son chiffre d’affaires". Pour 2025, la société prévoit de "maintenir cette même dynamique", portée par "un carnet de commandes solide".

Dans cette deuxième partie de notre interview de Hamza Kabbaj, directeur général de la SGTM, nous abordons en détail l’évolution du chiffre d’affaires de la société, ses ambitions pour l’année en cours, ainsi que les défis stratégiques liés à la rareté de la main-d’œuvre et des équipements. Le dirigeant nous explique également comment la société anticipe, organise et sécurise ses ressources, tout en contribuant au développement d’un écosystème marocain compétitif et durable.

Médias24 : Concrètement, quel est aujourd’hui le chiffre d’affaires réalisé par la société en 2024?

Hamza Kabbaj, DG de la SGTM : Notre chiffre d’affaires poursuit une progression soutenue, portée par la montée en puissance de plusieurs grands chantiers.

En 2024, il s’établit autour de 11 milliards de dirhams (MMDH), contre 8,5 MMDH en 2023, soit une croissance d’environ 30% en une seule année. Cette évolution traduit à la fois la confiance renouvelée de nos partenaires et la capacité de nos équipes à livrer dans les délais des projets d’envergure, souvent stratégiques pour le pays.

Pour 2025, nous anticipons un chiffre d’affaires proche de 14 MMDH, dans la continuité de cette dynamique. Notre carnet de commandes, qui avoisinait 34 MMDH à fin septembre 2025, témoigne de la solidité de notre position sur le marché et de la diversification croissante de nos activités.

- Comment votre CA a-t-il évolué depuis l’année précédant l’annonce de l’accueil par le Maroc du Mondial 2030 ? A-t-il bénéficié des chantiers lancés dans le cadre de cet événement important ? 

- Le Maroc est aujourd’hui dans une dynamique de croissance remarquable, et l’organisation du Mondial 2030 agit clairement comme un accélérateur. Cet événement fixe une échéance claire et mobilise l’ensemble des acteurs autour d’un objectif commun. Et je crois que les Marocains excellent justement lorsqu’il s’agit d’atteindre un but précis, avec des délais bien définis.

Cela dit, il faut rester lucide. Notre croissance a commencé bien avant cette annonce. Des projets structurants comme le Grand port de Dakhla, le port de Nador West Med, ou encore nos réalisations industrielles pour l’OCP suivent chacun leur propre logique de développement. Ils ne dépendent pas directement du Mondial.

Le Mondial 2030 n'est pas un point d'arrivée. C'est un point de départ d'un Maroc moderne et mieux équipé

L’événement a simplement ajouté une nouvelle couche d’opportunités, notamment sur d’autres typologies d’infrastructures. Notre évolution repose avant tout sur une trajectoire de fond : une maîtrise technique reconnue, une réactivité éprouvée et une réputation de fiabilité bâtie depuis plus de cinquante ans.

C’est d’ailleurs cette solidité qui a fait de la SGTM un partenaire naturel pour accompagner les projets liés au Mondial 2030, qu’il s’agisse des stades, de la LGV, ou d’autres équipements structurants. La LGV, par exemple, ne se limite pas au Mondial. Elle s’inscrit dans une vision durable du développement territorial du pays.

En chiffres, l’impact du Mondial sur notre carnet de commandes représente aujourd’hui entre 10 et 15%, en y incluant la LGV. Ce n’est donc pas un facteur déterminant, ni un élément qui, à lui seul, expliquerait notre croissance.

Pour moi, la Coupe du monde 2030 agit surtout comme un catalyseur, un moyen d’accélérer la transformation du pays. Mais 2030 ne doit pas être perçue comme une ligne d’arrivée, c’est au contraire un point de départ, celui d’un Maroc plus moderne, mieux équipé, et tourné vers l’avenir, avec d’immenses chantiers à venir dans les domaines de l’eau, de l’énergie, de l’industrie, du tourisme et bien d’autres encore.

SGTM : Un CA en hausse de 30% en 2024, et une prévision similaire pour 2025

- Justement, comment vous préparez-vous au post-2030 ? Le secteur du BTP profite actuellement d’un temps favorable. La majorité des chantiers en cours entrent dans le cadre de la préparation à cet événement. Une fois que ces projets prendront fin, votre CA ne risque-t-il pas de baisser ?

- Honnêtement, la SGTM est déjà engagée dans la dynamique post-2030. Le Maroc vit aujourd’hui une mutation profonde de son tissu économique, et le virage que prend la construction industrielle en est l’une des meilleures illustrations. Le pays est en train de se positionner comme une plateforme industrielle de référence sur le continent, que ce soit dans l’automobile, l’aéronautique, les énergies renouvelables ou le dessalement de l’eau, autant de secteurs à très forte valeur ajoutée.

Être un constructeur industriel intégré, capable d’intervenir sur l’ensemble de la chaîne de valeur, de la conception à la mise en service, nous place déjà au cœur de cette nouvelle ère post-2030.

Par ailleurs, les grandes villes continueront d’évoluer, de nouvelles zones urbaines et économiques verront le jour, et les infrastructures de transport poursuivront leur extension naturelle. Tous ces projets s’inscrivent pleinement dans notre ADN et dans le savoir-faire que nous développons depuis des décennies.

Nous sommes convaincus que le Maroc entre dans plusieurs décennies de grands chantiers structurants, portés par une vision claire et des ambitions fortes. Et notre rôle à la SGTM est d’y contribuer de manière durable, responsable et ambitieuse, en continuant d’apporter humblement notre pierre à l’édifice du Maroc de demain.

- En effet, de très nombreux projets sont actuellement en cours, dont la plupart sont prévus à l’horizon 2030. Comment parvenez-vous à gérer cette intensité d’activité, dans un contexte marqué par la rareté de la main-d’œuvre, la hausse de ses coûts, ainsi que par la pénurie et le renchérissement des équipements et matériaux ?

- La gestion des risques fait partie de notre quotidien. Sur la question de la main-d’œuvre, je dirais même que nous sommes une référence. Aujourd’hui, nos collaborateurs sont fiers de travailler pour le groupe, et cela se ressent sur le terrain. Être leader sur le marché nous permet naturellement d’attirer les meilleurs profils, mais surtout de les fidéliser grâce à une culture d’entreprise solide et valorisante.

Cependant, cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de tensions dans le secteur. En effet, le coût de la main-d’œuvre augmente, mais je considère que c’est une évolution positive. Cela signifie que les gens gagnent mieux leur vie, que nous contribuons à une économie plus équitable, et que les grands projets profitent aussi à la société marocaine. On ne va donc pas se plaindre d’une hausse qui traduit une montée en compétence et en valeur.

L’enjeu, c’est que cette évolution reste maîtrisée, pour éviter toute dérive inflationniste. Cela passe par une progression équilibrée des compétences et une meilleure répartition des ressources. Un ouvrier formé doit pouvoir évoluer, mais aussi transmettre son savoir. C’est dans cet esprit que nous privilégions systématiquement l’emploi local sur nos chantiers, afin que les retombées économiques bénéficient directement aux habitants de chaque région.

En termes d'équipements, la SGTM investit jusqu'à 6 mois avant le lancement d'un nouveau projet, ou avant même que le besoin ne se fasse sentir

Depuis plus de 20 ans, nous recrutons chaque année entre 50 et 60 ingénieurs fraîchement diplômés. Nous sommes devenus, d’une certaine manière, une école de formation à part entière. Tous ne restent pas forcément chez nous, mais ils alimentent l’écosystème national, et c’est aussi une fierté. Être leader ce n’est pas seulement exécuter les grands projets, c’est aussi former les talents qui les rendront possibles.

Beaucoup de nos dirigeants actuels sont d’ailleurs issus de cette politique. Ils ont été recrutés jeunes, formés en interne, puis promus à des postes de responsabilité. C’est un modèle que nous assumons pleinement, fondé sur la formation continue, l’équité et la reconnaissance de la performance. Les collaborateurs qui s’investissent dans les grands projets voient leur engagement valorisé dans leur évolution de carrière et leur rémunération.

Sur le plan des équipements et de la chaîne d’approvisionnement, nous avons toujours adopté une approche proactive. Nous n’hésitons pas à investir en amont, parfois six mois avant le démarrage d’un projet, afin d’être prêts le moment venu. Cette capacité d’anticipation explique pourquoi la SGTM dispose aujourd’hui du plus grand parc d’équipements du Maroc, et sans doute l’un des plus importants du continent africain.

Cela reflète la vision courageuse et la constance stratégique de notre conseil d’administration, sous le leadership de notre président, Si M’hamed Kabbaj, qui a toujours encouragé l’investissement dans les équipements de pointe, parfois avant même que les besoins immédiats ne se fassent sentir. C’est cette philosophie d’anticipation et de confiance dans l’avenir qui fait aujourd’hui la force de la SGTM.

– Les matériaux et les équipements ont-ils été impactés par l'inflation ? 

- L’inflation est mondiale. Depuis la pandémie du Covid-19 et la guerre en Ukraine, nous vivons dans un contexte où tout coûte plus cher. Et, en réalité, les prix n’ont jamais vraiment reflué depuis. Oui, il y a une inflation globale, qu’il s’agisse des équipements, des matériaux ou des fournitures. Mais cela fait partie du jeu, et il faut savoir la gérer avec intelligence et anticipation.

Je note néanmoins l’arrivée sur le marché de nouveaux acteurs, notamment de grands fabricants chinois, qui proposent aujourd’hui des équipements de très bonne, parfois d’excellente qualité, à des coûts compétitifs. Cela permet de continuer à s’équiper à des prix raisonnables, malgré le contexte inflationniste. En revanche, il faut composer avec les délais logistiques. Une commande passée en Chine met souvent six à huit mois avant d’arriver au Maroc. Si cette anticipation n’est pas faite, on finit forcément par payer plus cher.

Je tiens aussi à saluer l’écosystème des PME marocaines qui nous accompagnent sur nos chantiers, au Maroc comme à l’international. Beaucoup ont su se structurer, investir et monter en puissance ces dernières années. Cet écosystème est essentiel. Il constitue une véritable force collective pour le secteur, et il joue un rôle déterminant dans la réussite de nos grands projets.

- Peut-on dire que l’ensemble des projets réalisés, ou en cours de réalisation par la SGTM, sont aujourd’hui rentables ?

- Une boîte qui n’est pas rentable, c’est une boîte qui disparaît. Maintenant, l’enjeu c’est que cette rentabilité soit maîtrisée.

La maîtrise de la rentabilité repose avant tout sur notre capacité à faire le maximum en interne, sans dépendre excessivement de prestataires externes qui viendraient mettre en risque cette marge. C’est tout le sens de notre stratégie. On veut être le plus intégré possible, au sein de la SGTM comme dans l’écosystème marocain. L’idée est de rester autonomes, responsables, et de ne pas laisser la porte ouverte à des acteurs opportunistes qui proposeraient des services à des tarifs disproportionnés. Ce n’est pas notre manière de travailler.

Environ 1.000 MMDH de projets prévus au Maroc entre 2025 et 2032

Le deuxième point touche à la gestion saine de nos finances. Sur les grands projets, les engagements sont lourds. Il faut du préfinancement, des garanties et des relations bancaires solides. Tout cela doit être piloté avec rigueur et scénarisé à l’avance pour éviter les dérapages ou les mauvaises surprises.

Les ressources humaines représentent également une part importante de nos coûts, soit environ 20%. Leur bonne gestion contribue directement à la rentabilité. Nous avons développé une culture du pilotage précis, du coût maîtrisé, et de la recherche permanente du "juste coût". C’est un véritable état d’esprit partagé par l’ensemble de nos équipes.

Enfin, le partage de valeur avec nos partenaires est fondamental. Si ce partage n’est pas fait de manière équilibrée, cela finit toujours par se payer à la fin du projet. Il faut de l’équité dans la manière dont les contrats sont établis, car c’est cette équité qui crée la confiance et conditionne, in fine, la réussite collective.

- Y a-t-il aujourd'hui encore de la place pour d'autres acteurs dans le secteur du BTP ?

- Bien sûr. Le Maroc a besoin d’un écosystème qui se développe et qui monte en puissance. Nous aimerions voir davantage de PME devenir de véritables entreprises de référence dans des métiers connexes et complémentaires, que ce soit chez nos fournisseurs, nos sous-traitants ou nos partenaires techniques.

Quand on regarde les perspectives du pays, on parle d’un volume d’investissement d’environ 1.000 MMDH de projets prévus entre maintenant [2025, NDLR] et 2032. Ce chiffre en dit long sur le potentiel du secteur.

Sur ces 1.000 MMDH, il y a largement de la place pour faire émerger un écosystème marocain plus fort, plus professionnalisé et plus innovant, dans des métiers très variés, notamment en ingénierie, production industrielle, logistique, maintenance ou encore dans des services spécialisés. Le chantier est immense, et il y a de la place pour tout le monde, à condition d’apporter de la valeur, de la rigueur et une vraie culture de la qualité.

IPO : la réflexion avance bien

- Pour conclure, la SGTM a toujours été une entreprise familiale. Une IPO est-elle envisagée aujourd’hui ?

- Il y a effectivement une réflexion en cours, et elle avance bien. Il serait difficile, voire inconscient, de ne pas l’approfondir compte tenu de l’évolution du secteur. Nous sommes dans un environnement en pleine mutation, avec de grands besoins en financement et des exigences croissantes en matière de transparence et de gouvernance.

Une introduction en bourse offrirait à la SGTM un meilleur accès aux financements nécessaires pour soutenir sa croissance et accompagner les transformations du marché. Ne pas envisager cette option serait, à mon sens, une erreur de management. Nous l’étudions donc sérieusement, avec méthode et dans le respect de l’esprit qui a toujours guidé notre entreprise, celui d’une société familiale qui évolue sans jamais renier ses valeurs.

> Lire aussi : 

De la vision des frères Kabbaj à un groupe intégré : comment la SGTM s'est muée en géant du BTP

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Le 6 novembre 2025 à 16h30

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