Projet du tunnel de l’Ourika : des difficultés techniques retardent le lancement des travaux
Interpellé par les députés, le ministre de l’Équipement et de l’eau a admis l’échec des travaux préparatoires du tunnel de l’Ourika, évoquant des défis liés à la faisabilité technique et aux conditions géologiques du site.
Devant la Chambre des représentants, le ministre de l’Équipement et de l’eau, Nizar Baraka, a confirmé, le lundi 12 janvier, l’échec des travaux préparatoires relatifs au projet du tunnel d’Ourika, un ouvrage souterrain d’environ 10 kilomètres destiné à relier Marrakech à Ouarzazate via le Haut Atlas.
Prenant la parole lors de la séance des questions orales, le ministre a admis que l’administration demeure confrontée à des difficultés majeures dès la phase fondamentale de la connaissance du terrain. Il a précisé, à cet égard, ''nous parlons aujourd’hui du tunnel de l'Ourika, dont la réalité impose une approche technique extrêmement rigoureuse. Il s’agit d’un tunnel d’une longueur prévue de 10 kilomètres, faisant l’objet d’une attention particulière en termes de faisabilité technique''.
Nizar Baraka a indiqué que ''si les études initiales ont été menées à terme, son département procède actuellement à une évaluation approfondie des conditions géologiques du site''. Cette étape, a-t-il souligné, ''est indispensable pour garantir la sécurité et la qualité de l’ouvrage avant le lancement effectif des travaux''.
Le ministre est également revenu sur les retards enregistrés lors des premières phases du projet, expliquant que l’entreprise initialement chargée des travaux n’était pas en mesure de les mener à bien, ce qui a entraîné un blocage temporaire du dossier.
En conclusion, Nizar Baraka a assuré que, ''malgré les contraintes techniques et administratives rencontrées, la réalisation du tunnel demeure certaine''. Il a mis en avant l’importance stratégique de ce projet pour le développement régional, soulignant que, ''ce chantier figure parmi les priorités nationales''.
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