Sahara. L’autonomie s'est imposée, la balle est désormais à Alger
Cinquante ans après le début du conflit, la dynamique internationale autour du Sahara connaît une clarification sans précédent. La résolution du Conseil de sécurité et les réunions de Washington et Madrid consacrent le plan marocain d’autonomie comme fondement exclusif d’une solution politique définitive.
Le Maroc vient d'effectuer un nouveau pas en avant sur la voie de la reconnaissance internationale et définitive de la marocanité du Sahara.
Le 31 octobre 2025, le Conseil de sécurité votait une résolution historique en faveur d'une solution politique définitive basée sur le plan marocain d'autonomie. Fin janvier 2026, le processus a enfin commencé avec une réunion préliminaire qui s'est tenue à Washington avec ce que l'on appelle les parties : Maroc, Algérie, Mauritanie et polisario.
Les dimanche et lundi 8 et 9 février, une deuxième réunion s'est donc tenue à Madrid, à la résidence de l'ambassadeur américain, dans le même cadre : la mise en œuvre de la résolution du Conseil de sécurité.
Comment évaluer le bénéfice pour le Maroc de cette réunion entourée du plus grand secret ?
Ce bénéfice est énorme. Il s'agissait de dérouler le processus de mise en œuvre et surtout de définir les paramètres de la discussion. Ces derniers tiennent en un seul mot : l'autonomie. Seulement l'autonomie.
En d'autres termes, la solution qui s'impose doit être "politique, définitive, mutuellement acceptable et basée sur le compromis", comme le répète l'ONU depuis quelques années. Avec la dernière résolution onusienne et ces deux réunions à Washington et Madrid, le plan d'autonomie est désormais la seule base de discussion.
Si on devait résumer cette accélération de l'histoire, nous dirions que la communauté internationale recherche désormais et considère comme seule issue "une solution politique définitive, mutuellement acceptable, basée sur le compromis et sur le plan marocain d'autonomie".
Les paramètres de la solution sont enfin définis avec précision. Bien sûr, il y aura des tergiversations, des discussions autour de détails, mais le cadre dans lequel se tient le processus est bien celui de la seule autonomie.
Jamais la région n'a été aussi proche de la solution depuis 50 ans.
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