En marge des travaux de la réunion "Health Leaders" et à l’occasion du lancement de la 51e édition du Salon mondial de la santé à Dubaï, le ministre de la Santé, Amine Tahraoui, a eu des entretiens bilatéraux avec son homologue émirati, Ahmed bin Ali Al Sayegh.
Les échanges ont porté sur les moyens d’accélérer et de muscler la coopération sanitaire entre les deux pays, avec l’ambition de passer un cap en matière d’efficacité et de durabilité, conformément aux hautes orientations du Roi Mohammed VI visant à renforcer la souveraineté sanitaire nationale et à développer les industries pharmaceutiques et biomédicales.
Cette rencontre a aussi été l’occasion de passer les projets au crible et de mettre la pression sur les délais dans le cadre du partenariat maroco-émirati, notamment sur la modernisation des infrastructures sanitaires, le soutien aux programmes thérapeutiques à fort impact social et l’accélération de la transformation numérique du système de santé.
Les deux parties ont souligné l’importance d’aller plus vite sur les chantiers de réhabilitation de certains établissements hospitaliers et de construction de nouvelles structures de santé dans les zones prioritaires, avec un objectif affiché : rééquilibrer l’offre de soins au niveau régional au nom de la justice territoriale.
Sur le volet de la souveraineté sanitaire, il a été réaffirmé que le développement de l’industrie pharmaceutique est un choix stratégique pour garantir la sécurité médicamenteuse et éviter toute rupture d’approvisionnement. Les échanges ont également permis d’ouvrir la porte à de nouveaux partenariats industriels et investissements entre les acteurs des deux pays.
Autre dossier jugé hautement sensible : les produits dérivés du sang, présentés comme un levier essentiel pour consolider l’autosuffisance nationale et améliorer la qualité des services thérapeutiques. Il a été convenu de poursuivre la coordination technique afin d’examiner les opportunités de coopération dans ce domaine, selon une approche structurée et opérationnelle.
Les deux parties ont décidé de tenir des réunions techniques périodiques pour assurer le suivi des projets en cours et identifier de nouveaux axes de collaboration, traduisant une volonté commune de verrouiller l’exécution et d’ancrer un partenariat sanitaire stratégique fondé sur l’efficacité, la durabilité et le partage d’expertises.