Remontée massive de poussières sahariennes sur le Maroc : les explications de la DGM
Une importante vague de poussières venues du Sahara a touché le Maroc le jeudi 26 février. Selon la Direction générale de la météorologie, ce phénomène est lié à une dépression au large de l’Atlantique qui a favorisé la remontée des particules désertiques vers le Royaume.
Un important panache de poussières sahariennes a concerné le Maroc le 26 février, selon les observations de la Direction générale de la météorologie (DGM). La dernière image satellite de troisième génération (MTG – True Color), capturée à 16h30 GMT, met en évidence un vaste voile ocre s’étendant du Sahara vers le centre et le nord du Royaume, avant de progresser vers l’océan Atlantique.
D’après l’analyse synoptique de la DGM, ce phénomène s’explique par la présence d’une dépression positionnée au large des côtes atlantiques. Sa circulation cyclonique agit comme une véritable "pompe atmosphérique".
Concrètement, ce système dépressionnaire soulève les particules fines depuis les zones désertiques du Sahara, les propulse vers les couches plus élevées de l’atmosphère et les transporte via de puissants flux de sud en direction du Maroc.
Ce mécanisme favorise ainsi une remontée massive de poussières sur une grande partie du territoire, phénomène fréquent en période de circulation méridienne marquée, mais dont l’intensité peut varier selon la configuration météorologique.
Des impacts visibles au sol
Au niveau local, les effets se traduisent par :
- une réduction sensible de la visibilité, notamment dans les régions exposées aux vents du sud ;
- un ciel aux teintes orangées caractéristiques ;
- un dépôt de particules fines sur les véhicules, bâtiments et infrastructures.
Au-delà du Maroc, le panache observé depuis l’espace poursuit sa trajectoire vers l’Atlantique et peut, selon son évolution, atteindre le sud de l’Europe.
La DGM souligne que le suivi de ce type d’événement est aujourd’hui renforcé grâce aux satellites météorologiques de nouvelle génération (MTG), capables de fournir des images en couleur réelle et à haute résolution. Ces outils permettent d’améliorer la surveillance des phénomènes atmosphériques, d’anticiper leurs impacts et d’informer les secteurs sensibles, notamment le transport aérien, maritime et routier.
Ce nouvel épisode illustre la dynamique des échanges atmosphériques entre le Sahara et le bassin atlantique, dans un contexte où les phénomènes extrêmes font l’objet d’une attention scientifique accrue.
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