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TOURISME

Tourisme : cap sur 22 millions de visiteurs et 150 milliards de DH en 2026

Après une année record en 2025, le Maroc vise plus haut. Selon une source officielle et un membre de la CNT, la destination devrait atteindre 22 millions d’arrivées et 150 milliards de DH de recettes voyages en 2026, grâce à la dynamique des marchés émetteurs, à la montée en gamme de l’offre, à l’élargissement de la connectivité aérienne et à la redistribution des flux du Moyen-Orient.

Marrakech, locomotive touristique du Maroc
Marrakech, locomotive touristique du Maroc
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Le 5 mars 2026 à 15h45 | Modifié 5 mars 2026 à 16h25

Le secteur touristique entame l’année 2026 sur une trajectoire plutôt favorable, estiment plusieurs sources fiables. Une trajectoire confirmée par les performances réalisées et qui n'est, vraisemblablement, pas ébranlée à ce stade par les événements en cours au Moyen-Orient.

Outre la progression des recettes en janvier et le regain d’attractivité de la destination sur plusieurs marchés étrangers, nos interlocuteurs avancent que les tensions géopolitiques au Moyen-Orient pourraient jouer en faveur de la destination Maroc, avec un redéploiement d’une partie des flux touristiques vers des pays perçus comme plus sûrs et stables. À la condition que la guerre ne cause pas une inflation généralisée impactant le pouvoir d'achat des principaux pays émetteurs.

Une ambition assumée pour 2026

En attendant d'y voir plus clair dans la crise géopolitique actuelle et ses répercussions, les performances de 2025 avec 19,8 millions d’arrivées et 138,1 milliards de DH de recettes voyages, selon le tableau de bord de l’Observatoire national du tourisme, ont indéniablement posé les bases d’un nouveau cycle d’expansion pour le secteur du tourisme.

Pour 2026, une source officielle table sur 22 millions de visiteurs, soit une progression décroissante de 10% après 34% en 2022, 20% en 2023 et 14% en 2024 (effet revenge travel post-Covid), ainsi qu’un minimum de 150 MMDH de recettes, ce qui traduirait une hausse du panier moyen.

Affirmant que la dynamique n’est pas conjoncturelle mais structurelle, notre interlocuteur souligne que les premiers chiffres de l’année devraient conforter ces perspectives avec, à fin janvier, des recettes qui ont atteint 11,66 MMDH, soit une hausse de 19,3% par rapport à la même période de 2025, selon les données publiées par l’Office des changes.

Et d’ajouter que le premier moteur de cette projection concerne l’élargissement de la desserte aérienne grâce à l’augmentation des capacités sur les marchés traditionnels comme la France, l’Espagne, le Royaume-Uni, l’Allemagne et le marché nord-américain qui devraient soutenir la croissance.

"La connectivité ne se limite plus à quelques hubs historiques, car de nouvelles liaisons point à point permettent d’irriguer plus de destinations régionales", explique notre source, pour qui cette diversification réduit la dépendance à certains marchés et améliore la résilience globale du secteur.

Montée en gamme et amélioration du panier moyen

En deuxième lieu, la montée en gamme de l’offre touristique avec la progression des segments 4 et 5 étoiles, du luxe et des maisons d’hôtes traduit une évolution du positionnement du Maroc vers davantage de valeur ajoutée.

Sachant que l’objectif n’est pas juste d’augmenter les volumes mais d’améliorer la dépense moyenne par visiteur, notre interlocuteur affirme que le cap des 150 MMDH sera aisément dépassé grâce à la combinaison de volumes supplémentaires et d’une meilleure rentabilité par touriste.

Selon une source de la fédération hôtelière, la diffusion plus large de la croissance vers les régions émergentes permettra de consolider des destinations comme Tanger, Fès, Rabat ou l’Oriental, ce qui aura pour effet de contribuer à lisser la saisonnalité et de réduire la pression sur les pôles traditionnels.

"Aujourd’hui, le Maroc est capable de proposer une offre diversifiée de type balnéaire, culturel, golf, city break, long séjour... Cette pluralité est un atout compétitif majeur", résume notre interlocuteur.

Un secteur arrivé à maturité

Pour tous nos interlocuteurs, ces prévisions s’inscrivent dans un contexte de maturité accrue du secteur touristique marocain, car après avoir surmonté plusieurs crises internationales, la destination Maroc bénéficie d’une image de stabilité et de fiabilité auprès des marchés émetteurs.

La forte progression des recettes dès le début de 2026 illustre cette consolidation et renforce la contribution du tourisme à l’excédent des services et aux équilibres extérieurs du pays.

Estimant que le Maroc n’est plus dans une logique de rattrapage, mais de consolidation et d’expansion, l’opérateur conclut son propos en affirmant que si l’objectif des 22 millions d’arrivées et 150 MMDH de recettes se confirme, 2026 pourrait marquer l’entrée du tourisme dans une nouvelle phase de croissance structurelle, avec un poids encore plus déterminant dans l’économie nationale.

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Le 5 mars 2026 à 15h45

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