Nareva et Taqa, bientôt partenaires dans un nouveau géant de l'électricité à Tahaddart ?
Deux acteurs du paysage énergétique marocain, Nareva Holding et Taqa Morocco, ont déposé un projet de concentration auprès du Conseil de la concurrence visant la prise de contrôle conjoint de l’usine de Tahaddart et le lancement d'un nouveau complexe de production massive.
Le premier volet de cette opération concerne la société "Énergie électrique de Tahaddart" (EET) actuellement chargée de l’exploitation d’une centrale à cycle combiné de 400 MW près de Tanger.
Nareva et Taqa prévoient d’acquérir un minimum de 85% du capital social de la cible, à parts égales (soit 42,5% chacun).
L'opération prévoit la création d'une entreprise commune nommée "JV Tahaddart 2 & 3". Cette nouvelle entité aura pour mission de piloter le développement, le financement et la construction d’une toute nouvelle centrale à cycle combiné.
Située à proximité immédiate de l'actuelle centrale de Tahaddart 1, cette extension prévoit une capacité de production impressionnante, située entre 1.000 et 1.400 MW. Ce projet s’inscrit, selon les parties, dans une volonté de développer des capacités de production d'électricité "flexibles et bas carbone", fonctionnant au gaz naturel.
Cette collaboration réunit les deux poids lourds de la production électrique privée au Maroc :
- Taqa Morocco : premier producteur privé du pays, coté à la Bourse de Casablanca, disposant déjà d'une capacité de 2.056 MW via ses unités de Jorf Lasfar.
- Nareva Holding : acteur de référence du groupe Al Mada dans les énergies renouvelables (éolien) et la gestion de l'eau.
Conformément à la législation sur la liberté des prix et de la concurrence, le Conseil de la concurrence a ouvert une période de consultation. Les tiers intéressés (concurrents, acteurs du secteur ou associations) ont désormais un délai de 10 jours, soit jusqu’au 16 mars 2026, pour faire part de leurs observations sur ce projet de concentration qui pourrait redéfinir l'équilibre du marché électrique national.
à lire aussi
Article : Le Canada reconnaît le plan d’autonomie proposé par le Maroc comme base pour une solution du différend régional autour du Sahara marocain
Le Canada "reconnaît le plan d’autonomie" proposé par le Maroc "comme base pour une solution mutuellement acceptable" au différend régional autour du Sahara marocain.
Article : Secteur privé. Le grand manque à gagner pour l’économie marocaine (Banque mondiale)
La Banque mondiale accorde une large place au secteur privé dans son rapport croissance-emploi sur le Maroc. Si le Royaume a su préserver une stabilité macroéconomique et maintenir un niveau d’investissement élevé sur les deux dernières décennies, cette dynamique ne se traduit pas suffisamment en productivité, en emploi formel durable et en revenus privés.
Article : Chatbot Médias24. La Banque mondiale publie son diagnostic du secteur privé au Maroc
Le rapport "Diagnostic-pays du secteur privé", élaboré par le Groupe de la Banque mondiale et publié ce mardi 28 avril 2026, vise à identifier les opportunités d’investissement privé inexploitées ainsi que les obstacles connexes. Il analyse les moyens de stimuler l'investissement privé au Maroc pour favoriser une croissance inclusive et créer des emplois de meilleure qualité. Explorez le document via ce chatbot.
Article : Hydrocarbures au Maroc. Et si l'on cherchait au mauvais endroit ?
Et si le Maroc était à l'aube de son "moment norvégien" ? Une étude scientifique récente plaide pour un changement de paradigme des cibles d’exploration offshore au Maroc et révèle que les ressources les plus importantes pourraient se cacher dans des cibles négligées jusqu'alors. Un pari à tenter ?
Article : Christopher Landau à Alger : le Sahara marocain au cœur des échanges, sur fond de soutien croissant à l’autonomie
La visite du secrétaire d’État adjoint américain Christopher Landau à Alger intervient dans un contexte de consolidation des soutiens internationaux à la souveraineté du Maroc sur le Sahara, alors que Washington maintient sa position en faveur de l’initiative marocaine d’autonomie.
Article : Enseignement supérieur. La promesse d’une hausse de 1.000 DH nets remise en cause ?
La revalorisation salariale de 1.000 DH annoncée dans l’enseignement supérieur suscite de vives tensions avec les syndicats. Les modalités de calcul de cette augmentation sont jugées inéquitables et engendrent des disparités importantes entre les fonctionnaires.