GMT+1 : plus de 250.000 signatures pour un retour à “l’heure naturelle”
La contestation contre le maintien de la GMT+1 au Maroc connaît un regain d’intensité, portée par une pétition citoyenne ayant dépassé 250.000 signatures, des prises de position associatives et des interpellations parlementaires. Entre arguments liés à la qualité de vie, à la santé et à l’organisation sociale, le débat sur le régime horaire national refait surface dans l’espace public.
Une pétition citoyenne appelant à la suppression de la GMT+1 et au retour à l’"heure naturelle" a franchi le seuil des 248.000 signatures, relançant un débat récurrent au Maroc sur l’impact du régime horaire permanent. À l’origine de cette initiative, des citoyens qui dénoncent des effets négatifs sur la qualité de vie, la santé et l’organisation quotidienne.
Selon l’argumentaire des lanceurs de la pétition, l’adoption de l’heure additionnelle constitue un "défi quotidien" pour une partie de la population. Ils évoquent notamment des perturbations de l’horloge biologique, susceptibles d’affecter la concentration des élèves et des étudiants, ainsi que les performances professionnelles. Les signataires pointent également des troubles du sommeil et des répercussions sur l’équilibre psychologique et social, estimant que l’ajustement régulier du rythme de vie aux contraintes du fuseau horaire actuel compromet la stabilité des modes de vie.
Cette mobilisation citoyenne s’inscrit dans un contexte plus large de contestation exprimée sur les réseaux sociaux. Depuis plusieurs semaines, des appels au retour à l’heure GMT circulent, alimentant un débat public marqué par des témoignages sur les difficultés d’adaptation aux horaires scolaires et professionnels, en particulier durant la période hivernale.
Des associations de la société civile ont également pris position sur la question. Certaines organisations affirment, sur la base d’observations de terrain, que le maintien de la GMT+1 génère des désagréments quotidiens pour différentes catégories sociales. Elles mettent en avant des impacts supposés sur la santé physique et mentale, sur le rendement au travail et sur la qualité de l’apprentissage, estimant que ces effets justifient une réévaluation du dispositif.
Sur le plan institutionnel, le débat a trouvé un écho au Parlement. Des questions écrites ont été adressées au gouvernement par plusieurs élus, interpellant l’exécutif sur l’opportunité de maintenir ce régime horaire et sur ses conséquences socio-économiques.

Introduite de manière permanente en 2018, la GMT+1 avait été présentée par les autorités comme un levier de compétitivité économique et d’optimisation énergétique, notamment pour aligner davantage les horaires avec ceux des partenaires internationaux. Mais près de huit ans après sa généralisation, la question de son acceptabilité sociale continue de susciter des débats récurrents, oscillant entre arguments économiques et préoccupations liées aux conditions de vie quotidiennes.
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