Engrais : la Maison-Blanche confirme à Médias24 “travailler” avec le Maroc face aux perturbations de la guerre
Le Royaume figure donc toujours parmi les partenaires mobilisés par Washington pour atténuer les tensions liées à la désorganisation des flux d’engrais en provenance du Golfe.
La Maison Blanche a assuré, dans une déclaration transmise ce lundi 30 mars 2026 à Médias24 en réponse à des questions sur d’éventuelles importations d’engrais marocains par les États-Unis, que l’administration Trump continuait de "travailler" avec le Maroc afin d’atténuer les perturbations à court terme provoquées par la guerre menée par Israël et les États-Unis contre l’Iran. Par la voix de son porte-parole, Kush Desai, l’exécutif américain a évoqué une stratégie "globale, agile et multidimensionnelle" destinée à amortir les effets immédiats d’une opération qui, du côté de Washington, porte le nom d’"Epic Fury". Aucune précision n’est cependant apportée.
Cette prise de parole prolonge néanmoins les propos tenus mi-mars par Kevin Hassett, conseiller économique de Donald Trump, qui avait déjà cité le Royaume parmi les pistes explorées pour sécuriser l’approvisionnement américain en engrais. Le 15 mars, lors d’une intervention sur la chaîne CBS, il avait indiqué que les États-Unis cherchaient "de nouvelles sources d’engrais, notamment au Maroc, au Venezuela et ailleurs" afin de garantir l’approvisionnement des agriculteurs américains.
Ne sont toutefois pour l'heure connus ni la nature exacte des échanges avec Rabat, ni l’agence fédérale chargée du dossier, ni un éventuel calendrier, ni encore si les discussions portent spécifiquement sur les engrais phosphatés marocains ou, plus largement, sur la sécurisation de l’offre agricole. Une réserve qui peut s’éclairer, ceci dit, à la lumière d’un contexte particulièrement tendu. La guerre a en effet perturbé une partie des flux d’engrais azotés en provenance du Golfe, dont une part importante transite habituellement par le détroit d’Ormuz, alimentant une forte hausse des prix au moment même où l'agriculture américaine entre dans la période cruciale des semis de printemps.
Enfin, le recours au Maroc s’inscrit également dans un mouvement mondial de diversification. L’Inde a elle aussi indiqué, lundi 30 mars, chercher à renforcer ses stocks en multipliant ses sources hors Golfe, en citant les engrais made in Morocco parmi les alternatives envisagées.
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