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TOURISME

Tourisme : malgré les tensions internationales, Marrakech fera le plein en avril (opérateurs)

Porté par le GITEX Africa et la concomitance des vacances scolaires européennes, le tourisme affiche une dynamique solide dans la ville ocre. Dans un contexte mondial incertain, marqué par les tensions géopolitiques et la hausse des prix de l’énergie, plusieurs professionnels se veulent rassurants pour ce mois d’avril. Tout en appelant à la vigilance sur le long terme.

La Koutoubia de Marrakech, haut-lieu du tourisme
La Koutoubia de Marrakech, haut-lieu du tourisme
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Le 8 avril 2026 à 14h50 | Modifié 8 avril 2026 à 16h32

Alors que la guerre au Moyen-Orient et la crise énergétique font planer des incertitudes sur le tourisme mondial, le Maroc semble, pour l’instant, épargné. À Marrakech, les indicateurs sont au vert. Entre tourisme d’affaires et flux saisonniers européens, le mois d’avril s’annonce particulièrement dynamique. Les taux de remplissage sont élevés, et la demande soutenue.

Le GITEX Africa, puissant moteur d’attractivité

Le salon GITEX Africa, organisé à Marrakech, confirme son rôle de catalyseur touristique majeur.

Selon les opérateurs interrogés, l’événement devrait attirer plusieurs dizaines de milliers de visiteurs internationaux issus de 130 pays. Cela représente plus de 50.000 participants au total, nationaux compris.

Cet afflux massif de touristes d’affaires profitera ainsi directement à de nombreux hôteliers, aux restaurateurs et, in fine, à l’ensemble de l’écosystème touristique.

Un effet combiné avec les vacances européennes

Mais au-delà de l’événement, c’est la conjonction des calendriers qui explique la forte affluence. Traditionnellement, le mois d’avril correspond à une période clé du fait des vacances scolaires en Europe. En France, le système de zones (A, B, C) permet d’étaler les départs sur plusieurs semaines.

"Malgré la crise énergétique qui impacte de nombreuses destinations, il y a beaucoup de monde qui remplit la ville", confie un professionnel. Il évoque aussi la contribution des marchés britannique et espagnol, ainsi que la disparition progressive de la saisonnalité.

Et de préciser qu’il ne faut plus parler de haute ou basse saison, mais de périodes plus ou moins chargées. Avec un taux d’occupation hôtelier moyen proche de 70% toute l’année, Marrakech fonctionne désormais sur un modèle quasi permanent de forte activité.

Une demande très forte jusqu’à la saturation

Selon plusieurs hôteliers, les signaux sont particulièrement révélateurs sur le terrain. De nombreux visiteurs éprouvent des difficultés à trouver des chambres. Par ailleurs, l'afflux touristique génère une multiplication des excursions et des locations de véhicules.

Certains visiteurs combinent même tourisme et affaires. Arrivés plusieurs jours avant le GITEX, ils optent pour une durée moyenne de séjour (DMS) de près d’une semaine, contre trois à quatre nuits en général.

Soulignant l’impact quasi nul de la guerre depuis le début du conflit, nos interlocuteurs affirment que, contrairement aux craintes initiales, les opérateurs n’ont constaté aucune annulation liée au contexte géopolitique. Selon eux, ce problème ne se pose pas à Marrakech, qui est une destination résiliente.

Une destination refuge dans un monde incertain

Mieux encore, certains professionnels n’hésitent pas à affirmer que la situation internationale, qui a rayé de la carte plusieurs destinations du Moyen-Orient, joue indirectement en faveur du Maroc.

En effet, selon plusieurs témoignages, une partie des touristes désireux de se déconnecter reconnaissent avoir choisi Marrakech par défaut, au lieu de Dubaï ou du Caire. Ils se disent très satisfaits de leur choix d’une ville perpétuellement ensoleillée et loin du théâtre de la guerre.

"Des clients nous disent qu’ils sont là parce qu’ils ne peuvent plus partir ailleurs", résume un grand hôtelier de la place. Pour lui, le contexte anxiogène actuel bénéficie à la destination, qui dispose de plusieurs atouts tels que la proximité, l’accessibilité aérienne et la perception de sécurité.

Malgré une légère hausse des prix des billets, la demande reste solide, notamment grâce aux réservations anticipées, qui ont pris le pas sur le last minute. Les professionnels confirment ainsi une forte activité dans les aéroports.

Une résilience qui pourrait se prolonger, mais des incertitudes à long terme

Même dans l’hypothèse d’une hausse durable du pétrole, certains opérateurs relativisent l’impact. Ils citent un facteur qui pourrait maintenir, voire renforcer la connectivité aérienne de la destination. En effet, les compagnies aériennes du Moyen-Orient, contraintes de revoir leurs opérations, pourraient redéployer leurs flottes vers d’autres destinations plus porteuses comme le Maroc.

Mais si la situation reste favorable, nos interlocuteurs restent prudents. Ils affirment que les choses pourraient changer en cas de crise durable, avec une hausse significative des coûts de transport et une baisse du pouvoir d’achat. En période de crise, le tourisme est toujours le premier secteur affecté.

Et de conclure que la durabilité de cette dynamique dépendra de la stabilité du monde.

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Le 8 avril 2026 à 14h50

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