Agents de gardiennage : bientôt fin des journées de 12 heures payées seulement 8
Le gouvernement, en concertation avec les partenaires sociaux, veut corriger une situation persistante en revoyant le cadre légal applicable aux amplitudes horaires dans la sécurité privée.
Dans le prolongement du bilan détaillé que nous publiions vendredi 17 avril 2026 sur les avancées issues du dialogue social sous l'actuel gouvernement, le ministre de l’Emploi, Younès Sekkouri, a apporté de nouvelles précisions sur la mesure visant les agents de gardiennage et de sécurité privée.
En concertation avec les partenaires sociaux, l’exécutif a décidé de s’attaquer à la situation de ces salariés qui travaillent 12 heures par jour tout en étant rémunérés sur la base de 8 heures. Une pratique qualifiée de "véritable injustice" par M. Sekkouri.
Dans une déclaration en arabe aux médias publics (voir plus bas), le ministre a précisé que cette décision avait été prise "de manière participative" et qu’elle s’inscrit dans le cadre de la révision de l’article 197 du Code du travail, avec une mise en œuvre progressive.
Cet article encadre le recours aux heures supplémentaires, en disposant que toute heure effectuée au-delà de la durée normale de travail doit être considérée comme telle et donner lieu à une rémunération spécifique. En pratique, il prévoit que les heures accomplies au-delà de la durée hebdomadaire légale doivent être comptabilisées comme heures supplémentaires, conformément aux dispositions générales du Code du travail relatives à la durée du travail.
Or, dans le cas des agents de gardiennage, la généralisation de journées de 12 heures, sans compensation intégrale, traduit un contournement de cet encadrement légal. La réforme annoncée vise ainsi à corriger cet écart en adaptant le dispositif aux réalités du secteur.
M. Sekkouri a par ailleurs indiqué que l’objectif est d’apporter une réponse concrète à toute situation portant préjudice au citoyen marocain. Il a inscrit cette mesure dans le cadre des instructions du Roi Mohammed VI visant à placer le citoyen au cœur de l’action publique. "Tout ce qui porte atteinte au citoyen doit trouver une solution", a-t-il affirmé.
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