Boudchart à Casablanca. Quand la scène et la salle ne font plus qu’un
À Casablanca, Amine Boudchar a signé quatre soirées à guichets fermés, un record pour cet artiste qui réinvente les codes du concert en misant sur une expérience participative où le public devient partie prenante du spectacle.
Salle comble, public vêtu de blanc, livret de paroles en main… Le dress code plante le décor d’une soirée signée Boudchart, en ce vendredi 17 avril 2026.
À Casablanca comme ailleurs, les habitués connaissent la partition : un livret pour suivre les chansons, une scénographie rodée et, surtout, une promesse – celle de ne pas rester simple spectateur. Chacun vient pour chanter et faire partie intégrante du spectacle.
À 20 h précises, le chef d’orchestre lance les premières notes en fanfare devant une salle pleinement investie.
"La chorale, c’est vous" : ce concept, dont Boudchart est le précurseur au Maroc, prend tout son sens dans une communion où le public devient chœur, guidé par le maestro.

De son vrai nom Amine Boudchar, le chef d’orchestre attribue le succès du concept à une "connexion directe avec le public et à sa capacité à renouveler chaque représentation".
En effet, l’ouverture vers le music-hall apparaît moins comme une rupture que comme le prolongement naturel d’un concept fondé sur l’interaction et l’immersion. En hybridant les codes du concert symphonique avec ceux du spectacle vivant, Boudchart propose un format en phase avec les attentes contemporaines, où la scène et la salle ne font plus qu’un.
En plus des chansons prévues dans le livret, des surprises viennent ponctuer le spectacle. Le maestro invite régulièrement des artistes, souvent issus de la région où il se produit, à partager la scène afin d’enrichir l’expérience. Pour la soirée du 17 avril à Casablanca, la star du chaâbi Abdelaziz Settati, la chanteuse marocaine Joudia Belkabir et le chanteur saoudien Mahmoud Al Sanani ont notamment rejoint la scène.

Si le concept fait désormais école au Maroc comme à l’étranger, le défi reste de maintenir cette dynamique d’innovation et de conserver une longueur d’avance. Cela passe par une réinvention continue, comme le reconnaît Amine Boudchar, qui s’appuie sur cette exigence pour renouveler chaque représentation.
À Casablanca, l’engouement se mesure aussi à la billetterie : quatre soirées consécutives affichées à guichets fermés, un record pour l’artiste. Face à cette demande, une quatrième date a été ajoutée pour le dimanche 19 avril. D’autres dates, au Maroc comme à l’international, sont également prévues.

à lire aussi
Article : Médicament. Le projet de loi 27.26 adopté, cap sur une réforme en profondeur du secteur
Le Conseil du gouvernement a adopté ce jeudi 23 avril le projet de loi 27.26 modifiant et complétant la loi 17.04. Celle-ci prévoit différentes dispositions, visant principalement l’amélioration de l’accès des citoyens aux médicaments, le renforcement de la sécurité et de la qualité des produits de santé, et le soutien de l’industrie nationale. Détails.
Article : Impôts : la DGI fixe au 1er mai la date limite pour plusieurs déclarations fiscales
À quelques jours de l’échéance, l’administration fiscale appelle les contribuables concernés, notamment ceux relevant de l’IR au réel ou au simplifié, les assujettis à la TVA et les auto-entrepreneurs, à effectuer leurs démarches en ligne via la plateforme “SIMPL”, sous peine de pénalités.
Article : FIFEL : “Le producteur ne vend pas cher, c'est la chaîne de distribution qui pose problème”
Zakariya Hanich, président de la FIFEL, était l'invité du "12/13" de Médias24 depuis le Salon de l'agriculture de Meknès. Face aux nombreuses explications avancées pour justifier la hausse des prix des fruits et légumes, il remet les pendules à l'heure : si le gasoil a un impact, la véritable cause est ailleurs, notamment dans les conditions de production, les maladies des cultures et les dysfonctionnements de la chaîne de distribution.
Article : Bourse de Casablanca. Le MASI cède 0,1% à 19.138 points, volumes dopés par un bloc de 148,5 MDH
Séance du 23 avril 2026 à la Bourse de Casablanca marquée par un léger repli des indices et un volume en hausse, soutenu par une opération de bloc de 148,5 MDH.
Article : Aïd al-Adha. Offre abondante, prix attendus en baisse… Akhannouch presse les éleveurs de mettre les troupeaux sur le marché
Après plusieurs années de sécheresse et une campagne 2025 marquée par l’absence de sacrifice, le marché de l’Aïd al-Adha aborde 2026 dans une configuration plus favorable. Les professionnels évoquent une offre pouvant largement couvrir la demande et des prix oscillant entre 3.000 et 10.000 DH selon les bêtes.
Article : Climat : à Meknès, les pays africains érigent l’adaptation agricole en priorité stratégique
En marge du SIAM, la conférence de l’Initiative AAA a réuni 13 pays africains, dont 10 ministres, et débouché sur l’adoption de la Déclaration de Meknès. Au cœur des échanges, un besoin de financement estimé à 61 milliards de dollars par an pour répondre aux vulnérabilités croissantes du continent.