Banque mondiale: 200 M$ pour les transports urbains au Maroc
Le Conseil d’administration de la Banque mondiale a approuvé l’accord d’un prêt de 200 M$ pour appuyer le secteur des transports urbains au Maroc.
Ce programme ciblera les villes de plus de 100.000 habitants dans 9 régions du royaume, annonce, jeudi 10 décembre, un communiqué de l’institution financière internationale: Casablanca-Settat, Rabat-Salé-Kénitra, Fès-Meknès, Marrakech-Safi, Oriental, Souss-Massa, Tanger-Tétouan-Al Hoceima, Béni Mellal-Khénifra et Drâa-Tafilalet.
Approuvé le mercredi 9 décembre, le programme fait appel à l’expertise internationale de la Banque mondiale pour aider à renforcer les capacités institutionnelles du secteur et à mettre à niveau ses prestations au niveau local. En ce sens, le programme s’articule autour de deux volets, à savoir un volet gouvernance, visant à renforcer les capacités institutionnelles du secteur et un volet amélioration du niveau de service des transports publics.
Le volet gouvernance, qui vise par ailleurs la mise en œuvre et de suivi des infrastructures et services, se déploiera sur deux niveaux:
Un niveau central, à travers:
- Le renforcement et la centralisation, au niveau ministériel, des données relatives aux transports urbains dans les principales villes du pays. Cette mesure permettra d’affiner la définition des besoins en termes de financement et d’infrastructures et de mieux cibler l’aide de l’Etat au secteur.
- Le renforcement du rôle du Fonds d’accompagnement des réformes du transport urbain (FART), fonds créé en 2007 pour financer les besoins des villes en termes de transports urbains, à travers la sécurisation de dotations budgétaires annuelles, l’adoption de modalités de gouvernance pérennes et la définition de critères formels pour l’allocation des financements de l’Etat.
Un niveau local, grâce à:
- L’amélioration de la coordination interurbaine sur les questions de transport public, grâce au recours à des Entités de coopération intercommunales (ECI). Ces entités seront chargées de veiller à l’arbitrage sur les questions urbaines et verront leur rôle renforcé en matière d’encadrement et d’approbation des plans de déplacements urbains.
- Le renforcement de la gestion opérationnelle des questions de transports urbains, en s’appuyant davantage sur les sociétés de patrimoine, qui sont des entités publiques ou privées chargées de la mise en œuvre d’infrastructures et de la supervision de services au niveau des villes.
- La consolidation des plans de déplacements urbains, qui sont destinés à identifier les besoins des villes en termes de transports, en les soumettant à des critères de qualité plus stricts, dans un cadre participatif.
Le deuxième volet prévu par le programme prônant l’amélioration du niveau de service vise, quant à lui, à adopter des mesures ciblées ayant un impact sur la qualité de l’offre de transport urbain, à travers notamment:
- Des couloirs dédiés et des pôles d’échange permettant une inter-modalité entre les différents transports existants;
- Un meilleur système d’information pour les utilisateurs, avec des critères de sécurité et d’accessibilité améliorés.
Le programme, qui revêt la forme d’un prêt-programme axé sur les résultats (PPR), fait appel à trois partenaires. Il s’agit du ministère de l’Intérieur, du ministère de l’Économie et des finances et des municipalités participantes.
Il est à noter qu’aujourd’hui, près de 60% de la population marocaine réside dans les villes appelant ainsi à un système de transport public performant et fiable et faisant du secteur des déplacements urbains un secteur revêtant une importance stratégique en termes de mobilité urbaine, d’impacts économiques et de facilitation des accès aux services.
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