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Frontière gréco-macédonienne: des migrants Afghans transférés à Athènes

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Le 23 février 2016 à 9h29

La police grecque a commencé mardi matin à transférer en car à Athènes des centaines de migrants afghans, bloqués à la frontière gréco-macédonienne après le refus de Macédoine de les laisser entrer dans son territoire pour continuer leur périple vers l'Europe du nord.

Au moins sept cars ont commencé à transférer vers Athènes de nombreuses familles afghanes, qui devraient être logées temporairement dans des centres d'accueil près de la capitale, a-t-on appris de source policière.

Environ 600 Afghans avaient manifesté lundi sur la voie ferrée près du poste-frontière d'Idoméni, réclamant "l'ouverture de la frontière" et dénonçant la décision de Macédoine de ne pas les laisser passer. Trois d'entre eux avaient forcé le barrage policier et escaladé la clôture frontalière avant d'être arrêtés côté macédonien.

Au total 4.000 migrants se trouvaient mardi à Idoméni, dont de nombreux Syriens et Irakiens, qui eux sont autorisés à traverser la frontière mais à un "rythme ralenti", selon la police.

La Macédoine laissait ces derniers mois les Syriens, les Irakiens et les Afghans d'entrer dans son territoire mais dimanche elle a décidé d'interdire le passage aux Afghans en imputant la responsabilité de cette décision à ses pays voisins, la Serbie, la Croatie et la Slovénie.

Selon la police macédonienne, ces trois pays avaient décidé de réduire le nombre de migrants et plus de 600 Afghans ont été renvoyés en Macédoine ces derniers jours.

Pour sa part, la Serbie a renvoyé la responsabilité sur la Croatie, affirmant simplement s'aligner sur l'attitude de ses voisins balkaniques.

Une source policière croate a toutefois démenti une interdiction de passage visant spécifiquement les Afghans, imputant le renvoi des déboutés au fait qu'ils ne remplissaient pas "les critères requis".

Selon un officiel macédonien, les Croates auraient entendu des Afghans parler grec, et en auraient déduit qu'il s'agissait de migrants économiques déjà installés en Grèce qui ne faisaient que profiter de la vague actuelle pour monter vers le nord de l'Europe.

Athènes a indiqué lundi avoir "entamé des actions diplomatiques" face à ces actions de ses voisins.

Le ministre de l'Immigration Yannis Mouzalas a également critiqué la décision "unilatérale" de l'Autriche vendredi qui a décidé de ne plus admettre que 80 demandeurs d’asile par jour, et 3.200 migrants en transit (sans précision de nationalité), ce qui pourrait provoquer un effet domino vers les pays balkaniques et la Grèce, où de milliers de réfugiés et migrants commencent à être bloqués.

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Le 23 février 2016 à 9h29

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