La Bourse de Paris décroche, plombée par le secteur bancaire et pétrolier
La Bourse de Paris décrochait jeudi matin (-3,59%), dans le sillage des autres places européennes, plombée par le secteur bancaire et pétrolier, sur fond d'inquiétudes pour l'économie mondiale.
A 10H39, l'indice CAC 40 perdait 145,84 points à 3.915,36 points, après avoir brièvement lâché plus de 4%. La veille, il avait terminé en hausse de 1,59%.
"Les marchés sont dans une spirale dangereuse d'autodégradation via toute une série de relations inter-marchés négatives", relèvent les analystes du courtier Aurel BGC, précisant qu'"il n'est pas impossible que cette fébrilité des marchés contamine l'économie réelle".
Selon eux, "à court terme, la reprise baissière du pétrole reste un frein certain, tout comme le rebond de l'euro, qui revient à proximité de 1,13 dollar ce matin".
Les cours du pétrole repartaient à la baisse, le "light sweet crude" (WTI) passant même sous les 27 dollars jeudi matin en Asie.
Si le département de l'Energie (DoE) des Etats-Unis a annoncé mercredi une baisse inattendue des réserves américaines de brut la semaine précédente, les investisseurs considèrent toutefois qu'elles demeurent à un niveau bien trop élevé.
La place parisienne s'était pourtant reprise mercredi (+1,59% à la clôture), après un début de semaine difficile en raison des craintes sur le secteur bancaire et la santé de l'économie mondiale.
Dans ce contexte de nervosité, l'audition de la présidente de la Réserve fédérale américaine, Janet Yellen, se poursuivra devant la Commission des affaires bancaires du Sénat. Mercredi, elle a prévu une croissance modérée et une hausse graduelle des taux d'intérêt aux Etats-Unis, tout en se montrant inquiète de l'impact du ralentissement de l'économie mondiale.
Parmi les valeurs, Société Générale décrochait de 12,72% à 27,42 euros souffrant fortement de la non confirmation de son objectif de rentabilité sur fonds propres à fin 2016. Plusieurs titres du secteur bancaire étaient à la traîne, Crédit Agricole lâchant 5,51% à 7,76 euros et BNP Paris 5,42% à 37,60 euros.
Total lâchait 3,05% à 35,41 euros, pénalisé par une forte baisse de ses résultats en 2015, mais moins qu'anticipé par les analystes grâce à une production d'hydrocarbures en hausse, à un raffinage-chimie performant et au déploiement d'une cure d'austérité qu'il va encore intensifier pour amortir les effets du plongeon du pétrole.
Plus globalement, le secteur des matières première était mal orienté. ArcelorMittal perdait 7,00% à 2,62 euros, tandis que les groupes parapétroliers CGG et Technip reculaient respectivement de 6,38% à 0,44 euro et 4,09% à 37,88 euros.
Cac 40 (Euronext)