La Bourse de Paris recule (-1,46%), affectée par le pétrole et la Chine
La Bourse de Paris était mal orientée lundi après-midi (-1,46%), après les premiers pas en baisse de Wall Street, dans un marché qui reste préoccupé par le ralentissement économique chinois et l'érosion des prix du pétrole.
A 16H04 (15H04 GMT), l'indice CAC 40 perdait 64,39 points à 4.352,63 points, dans un volume d'échanges de 2,02 milliards d'euros. Vendredi, il avait gagné 2,19%.
La place parisienne a ouvert à l'équilibre avant de perdre du terrain au cours de la journée.
"Pour le moment, il semble bien difficile d'avoir une réponse fiable aux questions du moment : dans quelle mesure la transition du modèle économique chinois va impacter les pays occidentaux ? Le point d'équilibre concernant les prix du pétrole ?", souligne Franklin Pichard, directeur de Barclays Bourse.
La baisse des prix du pétrole dominait une nouvelle fois les marchés, alors que le brut a ouvert en baisse lundi à New York, les investisseurs perdant notamment espoir d'un rééquilibrage du marché après un mauvais indicateur chinois.
En Chine, l'activité manufacturière s'est nettement contractée en janvier, enregistrant son plus fort repli depuis plus de trois ans, selon l'indice PMI gouvernemental. En revanche, l'indice du cabinet Caixin-Markit est ressorti légèrement supérieur à décembre.
Pour Christopher Dembik, économiste chez Saxo Banque, "à n'en pas douter, le yoyo boursier va se poursuivre" et "par conséquent, la pression sur les banques centrales va s'accroître et en particulier sur la BCE".
Du côté des indicateurs, l'agenda était chargé aux Etats-Unis, qui a enregistré une nouvelle contraction de l'activité manufacturière en janvier (ISM). Les revenus des ménages ont légèrement augmenté en décembre mais leurs dépenses ont stagné.
L'inflation sur un an a quant à elle accéléré pour s'établir au plus haut niveau depuis douze mois, selon l'indice des prix basé sur les dépenses de consommation (PCE). Enfin, les dépenses de construction ont augmenté en décembre.
Dans la zone euro, le marché a par ailleurs eu la confirmation que la croissance du secteur manufacturier s'est nettement ralentie en janvier, selon l'indice PMI.
Parmi les valeurs, Vallourec, suspendu depuis vendredi, reprenait sa cotation en forte hausse (+9,09% à 4,42 euros) après avoir annoncé une augmentation de capital d'un milliard d'euros, ainsi que la suppression de 1.000 emplois supplémentaires en Europe dans le cadre d'une "rationalisation" de ses activités.
GTT s'effondrait (-22,54% à 26,70 euros) après avoir annoncé faire l'objet d'une enquête du gendarme sud-coréen de la concurrence, la KFTC, au sujet de ses relations avec les chantiers navals coréens.
Nokia chutait lourdement (-11,21% à 5,86 euros) alors que selon Aurel BGC le groupe a pourtant indiqué bénéficier d'un arbitrage favorable dans le litige qui l'oppose à Samsung.
Sartorius Stedim Biotech bondissait (+10,18% à 370,55 euros). La société a prévu des "perspectives positives" en 2016 après une hausse d'activité et de rentabilité en 2015.
Air France-KLM progressait fortement (+3,29% à 7,63 euros). Selon La Tribune, la facture liée au carburant pourrait chuter de 2 milliards de dollars en 2016.
Vilmorin prenait 2,64% à 66,99 euros après avoir annoncé l'acquisition de l'américain Genica Research Corporation qui doit lui permettre de renforcer sa présence en Amérique du Nord et sur certaines espèces.
Enfin, les titres liés au secteur des matières premières était mal orienté. ArcelorMittal perdait 3,48% à 3,36 euros, Total 2,74% à 39,80 euros et CGG 3,90% à 0,74 euro.
Cac 40 (Euronext)