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La Bourse de Paris toujours déprimée par le pétrole et les banques

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Le 9 février 2016 à 15h05

La Bourse de Paris broyait du noir mardi après-midi (-1,49%), après avoir déjà lourdement chuté la veille, déprimée par la faiblesse des prix du pétrole et ses doutes sur le secteur bancaire.

A 15H44 (14H44 GMT), l'indice CAC 40 perdait 60,70 points à 4.005,61 points, dans un volume d'échanges de 3,3 milliards d'euros. La veille, il avait décroché de 3,20%.

Le marché parisien s'est montré hésitant en début de séance avant de faiblir à nouveau, au point de passer sous les 4.000 points pour la première dois depuis mi-décembre 2014 puis de perdre près de 3%.

De son côté, Wall Street a ouvert en nette baisse.

"La volatilité l’emporte sur la logique", note John Plassard, chez Mirabaud Securities.

"Entre informations déprimantes sur le pétrole et stress bancaire, le coeur des investisseurs balance", observe-t-il.

Le CAC 40 limitait toutefois un peu la casse, alors que le pétrole tentait de se stabiliser après avoir ouvert en légère baisse à New York, au lendemain d'un net recul. Le brut était sous le coup d'un rapport de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), qui s'est montrée pessimiste sur les perspectives de remontée des prix.

Le secteur bancaire restait de son côté sous pression, face à plusieurs inquiétudes liées à la faiblesse des taux d'intérêt et à la fragilité de certains établissements de la zone euro.

"Les signes de stress s'accumulent sur les marchés accentuant au passage la panique qui sévit depuis le début de l'année" et "l'état des banques est la dernière préoccupation en date des investisseurs", soulignz Christopher Dembik, un économiste de Saxo Banque.

Pour Xavier de Villepion, un vendeur d'actions de HPC, "tant que les banques ne se reprennent pas un peu, c'est la confiance qui est touchée".

La journée étant par ailleurs dépourvue d'indicateur notable, les investisseurs attendaient désormais l'intervention devant le Congrès américain mercredi et jeudi de la présidente de la Réserve fédérale américaine (Fed).

Le marché va guetter toute indication sur l'avenir de la politique monétaire américain alors que la Fed est engagée depuis la fin 2015 dans une remontée de ses taux.

Parmi les valeurs, le secteur bancaire pesait lourdement sur l'indice, Société Générale perdant 4,56% à 28,77 euros, Crédit Agricole 4,65% à 7,83 euros, Natixis 5,29% à 3,87 euros et BNP Paribas 3,72% à 37,84 euros.

Les titres pétroliers souffraient, CGG s'enfonçant de 12,28% à 0,50 euro, Vallourec de 11,02% à 3,51 euros, Technip de 3,88% à 41,01 euros et Total 2,54% à 37,20 euros.

ArcelorMittal était fortement pénalisé (-10,07% à 2,90 euros) par l'abaissement de sa recommandation à la fois par JPMorgan et ING, tandis que Goldman Sachs a relevé la sienne.

Sanofi perdait 2,06% à 68,47 euros alors que le géant pharmaceutique, confronté au déclin de son activité phare du diabète mais profitant toujours de performances solides dans les maladies rares grâce à Genzyme, a publié un bénéfice net annuel de 7,37 milliards d'euros, conforme aux attentes.

Cac 40 (Euronext)

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Le 9 février 2016 à 15h05

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