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L'horizon se dégage pour les Bourses européennes grâce au rebond des banques

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Le 10 février 2016 à 12h10

L'horizon se dégageait mercredi pour les Bourses européennes qui retrouvaient des couleurs, profitant d'un rebond des valeurs bancaires après avoir souffert depuis le début de la semaine de craintes sur le secteur et l'économie mondiale.

Les Bourses européennes, à l'unisson des autres marchés mondiaux, ont lourdement chuté lundi et mardi tombant à des plus bas depuis fin 2014 pour la Bourse de Paris.

Les craintes semblaient toutefois s'apaiser provisoirement, notamment parce que le secteur bancaire, qui cristallisait les peurs, bénéficiait d'une bouffée d'air frais, malgré la nouvelle forte baisse de Tokyo qui a perdu 2,31% après avoir déjà dégringolé de 5,40% la veille.

Vers 12H20 (11H20 GMT), Paris prenait 2,20%, Francfort 2,30%, Londres 1,34%, Madrid 3,57% et Milan 5,19%, ces deux dernières places étant particulièrement dépendantes des banques.

Les investisseurs se sont rassurés avec la stabilisation de Wall Street mardi, qui semblait atteindre un plancher. Le Dow Jones a perdu 0,08% et le Nasdaq 0,35%.

"Les marchés européens ont ouvert sur une bonne note grâce au rebond des valeurs bancaires et une hausse timide des prix du pétrole, lesquels avaient souffert la veille", résume Jasper Lawler, analyste chez CMC Markets.

L'envolée de Deutsche Bank à Francfort, qui prenait plus de 10% dans la matinée après avoir été laminée ces derniers jours, symbolisait cet optimisme retrouvé.

La banque était soutenue par des spéculations sur des rachats de sa propre dette qu'elle envisagerait, selon des informations de presse

L'ensemble des valeurs bancaires grimpait, comme BNP Paribas (+6,46%) et Société Générale (+7,20%) à Paris, Intesa Sanpaolo (+7,71%) et Unicredit (+7,30%) à Milan.

Malgré cette reprise, le contexte n'a pas changé et "les investisseurs s'interrogent de plus en plus sur la capacité des banques à résister dans un contexte économique difficile", remarque toutefois Christopher Dembik, économiste chez Saxo Banque.

Le marché craint en effet que la situation financière des banques soit affectée par leur exposition aux prix du pétrole, sans compter la faiblesse des taux d'intérêt et les contraintes réglementaires qui vont peser sur leur rentabilité.

- Regards tournés vers la Fed -

Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a de son côté indiqué qu'il n'était pas inquiet pour les banques françaises, estimant que leur situation n'avait rien à voir avec celle de 2008.

Il a tenu à rassurer sur l'exposition des banques françaises au secteur pétrolier.

"Nous la regardons (cette exposition), en montant, et nous la regardons aussi en qualité. Ce que je peux vous dire, c'est que les banques françaises ont une approche plus prudente que la moyenne des banques et que, notamment, elles sont peu exposées sur les acteurs les plus endettés et donc les plus sensibles aujourd'hui à la baisse des cours du pétrole", a-t-il dit.

Le marché accueillait par ailleurs favorablement le léger rebond des prix du pétrole dans les échanges européens, mais ce répit ne devrait pas durer, selon les analystes, en raison de l'excès d'offre.

Les investisseurs attendent en outre avec nervosité les chiffres hebdomadaires des réserves américaines de brut, prévus dans l'après-midi.

"La corrélation entre les marchés boursiers et le pétrole a été très élevée ces dernières semaines", rappelle M. Dembik.

Le rebond des Bourses intervient alors que tous les regards sont tournés vers les Etats-Unis avec un discours devant la Chambre des Représentants de la présidente de la Réserve fédérale américaine (Fed) Janet Yellen.

"Elle aura la lourde tâche de rassurer à la fois sur la résistance de la croissance économique malgré la faiblesse des derniers mois et sur la prudence de la Fed dans son resserrement monétaire", soulignent les stratégistes chez Crédit Mutuel-CIC.

La baisse des tensions se faisait également sentir sur le marché obligataire, avec une baisse des taux d'emprunt des pays du sud de la zone euro.

Sur le marché des changes, l'euro, à 1,1259 dollar, perdait un peu de terrain face au billet vert qui restait affaibli avant le discours de Janet Yellen.

Enfin, l'or, qui avait été privilégié comme souvent en cas de tourmente boursière, reculait à 1.183 dollars l'once.

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Le 10 février 2016 à 12h10

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