Retrait russe de Syrie: tout signal de “désescalade doit être encouragé” selon Paris
La décision russe de désengager le gros de son contingent militaire en Syrie a été saluée prudemment mardi par Paris, qui a estimé que "tout ce qui contribue à la désescalade doit être encouragé".
"Nous avons pris note des annonces du président Poutine. Si elles se traduisent dans les faits, il s'agirait d'une évolution positive. Tout ce qui contribue à la désescalade en Syrie doit être encouragé", a déclaré le porte-parole du Quai d'Orsay.
"Cela suppose que les armes se taisent afin qu'une véritable négociation s'engage en vue d'une transition en Syrie" a ajouté le porte-parole Romain Nadal.
Or, "le régime continue de viser l'opposition modérée (...) et continue de faire entrave" à l'acheminement de l'aide humanitaire, a-t-il souligné.
"Alors que le conflit syrien entre dans sa sixième année, la France renouvelle son appel à une solution politique à cette crise terrible", selon ses déclarations.
Des bombardiers russes ont commencé mardi à quitter la Syrie au lendemain de l'annonce surprise de Vladimir Poutine du désengagement de son contingent militaire.
Cette annonce, que l'ONU a qualifié de "développement significatif", pourrait avoir un "impact positif" sur les négociations de paix intersyriennes qui ont repris lundi à Genève, espèrent les Nations unies et les Occidentaux.
Mais le repli tactique de l'armée russe intervient alors que le problème de l'avenir du président Bachar al-Assad demeure entier, Damas restant sourd aux exigences des opposants syriens qui réclament son départ.