Wall Street confirme son rebond
La Bourse de New York confirmait son rebond vendredi à la mi-journée, plus timidement toutefois que les grandes places européennes, encouragée tout de même par la reprise des cours du pétrole et des propos rassurants de la Fed: le Dow Jones gagnait 1,41% et le Nasdaq 1,08%.
Vers 17h00 GMT, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average gagnait 221,00 points à 15.881,18 points et le Nasdaq, à dominante technologique, 46,10 points à 4.312,94 points.
L'indice élargi S&P 500, particulièrement surveillé par les investisseurs, progressait de 25,00 points, soit 1,37% à 1.854,08 points.
"Les prix du pétrole montent un peu, cela aide, et aussi les commentaires du (président de la Réserve fédérale de New York William) Dudley, qui a dit essentiellement qu'il n'y aurait pas de hausse des taux d'intérêt en mars", a commenté Mace Blicksilver, chez Marblehead Asset Management.
M. Dudley a notamment relevé le risque que font peser sur la croissance et l'économie américaines "d'importants chocs" extérieurs, alors que les marchés financiers mondiaux connaissent de fortes turbulences.
Quant aux cours du pétrole, ils bondissaient de plus de 10% à New York, sur fond de nouvelles spéculations quant à une réduction de l'offre de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).
Par ailleurs, les investisseurs ont pu saluer de bons chiffres sur les ventes de détail, qui ont augmenté de 0,2% en janvier, et même de 0,4% hors carburant. C'est de bon augure pour l'évolution des dépenses de consommation des ménages, moteur traditionnel de la croissance économique aux Etats-Unis, même si les Américains consomment encore plus de services que de biens.
Mais M. Blicksilver s'est gardé de tout emballement, notant que le rebond pourrait se dissiper dès mardi ou mercredi, après le long week-end américain, lundi étant un jour férié aux Etats-Unis.
"S'il s'agissait vraiment d'un tournant, les gens chercheraient à acheter" des grandes valeurs comme Apple ou Alphabet (Google) - alors que Google cédait 0,11% et Apple ne gagnait 0,19%, restant tous deux très loin de leurs niveaux les plus élevés, a-t-il relevé.
- l'énergie bénéficie du brut -
Le secteur bancaire, qui avait souffert ces derniers jours dans la foulée des banques européennes, reprenait des couleurs avec une progression globale de 3,42%.
JPMorgan Chase, dont le PDG Jamie Dimon a dépensé plus de 26 millions de dollars de sa fortune personnelle pour exprimer sa confiance dans l'entreprise en en rachetant des actions, s'envolait en particulier de 7,42% à 57,01 dollars.
L'assureur AIG bondissait également de 6,25% à 53,68 dollars après avoir conclu la paix avec les influents investisseurs activistes Carl Icahn et John Paulson, qui demandaient sa scission en trois sociétés indépendantes. Le premier assureur américain va élargir son conseil d'administration à 16 membres contre 14 auparavant, dont un siège sera occupé personnellement par M. Paulson et un autre dévolu à un proche de M. Icahn.
L'éditeur de jeux vidéos Activision Blizzard sombrait en revanche de 9,76% à 27,54 dollars après un plongeon de son bénéfice et de son chiffre d'affaires trimestriels, en dépit du succès du jeu "Call of Duty". Les prévisions ont également déçu, tout comme l'annonce du retard pris par un autre jeu attendu, "Destiny".
La radio en ligne Pandora s'écroulait de 15,62% à 7,67 dollars après des résultats décevants. La veille l'action avait gagné plus de 8% sur des rumeurs de rachat parues dans le New York Times, mais son patron Brian McAndrews s'est refusé à les confirmer.
Enfin plusieurs valeurs pétrolières bénéficiaient de la reprise des cours, comme Halliburton (1,56%) et ConocoPhillips (+3,95%). Le secteur lié à l'énergie dans son ensemble affichait une hausse de 2,41%.
Le marché obligataire était en petite baisse. Le rendement des bons du Trésor à dix ans s'affichait 1,721% contre 1,650% jeudi soir, et celui des bons à 30 ans à 2,585%, contre 2,504% précédemment.
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