Le retour à l'indexation des prix des carburants est « sérieusement envisagé »
Le gouvernement envisage de ré-introduire une indexation partielle du prix de carburants sur les cours mondiaux. Conséquence : un prix à la pompe qui fluctue. Mais aussi des charges de compensation qui évitent de s’aggraver.
« Le gouvernement envisage sérieusement de ré-introduire le principe d’une indexation partielle des carburants sur les cours mondiaux » a indiqué aujourd’hui à Médias 24 une source sûre et proche du dossier. L’idée consisterait à répercuter à la hausse ou à la baisse les variations des cours mondiaux du pétrole sur le prix de l’essence et du gasoil à la pompe, probablement d'une manière partielle.
Le principe de l’indexation est en effet complètement différent de celui actuellement en vigueur et qui consiste à fixer le prix public des carburants sans prendre en compte le prix de la matière première.
En ré-introduisant l’indexation, l’objectif du gouvernement est de trouver une solution à l’augmentation continue des charges de compensation. Et aussi de préparer l’opinion à des hausses jugées inévitables. Les dernières augmentations de prix remontent à juin 2012 avec +2 DH pour le litre d’essence et +1 DH pour le litre de gasoil. Mais elles n’ont pas réglé pour autant le déficit de la Caisse de compensation.
En 2012, 75% de l’aggravation du déficit de la Caisse étaient causés par le pétrole. Les produits pétroliers sont en effet subventionnés à hauteur de 33 milliards de DH, soit 4% du PIB. Une hausse d’un dollar sur le baril de pétrole engendre une surcharge de 600 millions de DH sur la facture de compensation. Une indexation, même partielle, permettrait d'amortir les chocs à venir sur les finances publiques. Un dossier à suivre, en attendant le grand débat sur la réforme de la Caisse de compensation.
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