Des aides pour développer le « pompage solaire »
Les agriculteurs vont pouvoir bénéficier de facilités pour s’équiper de pompes fonctionnant à l’électricité photovoltaïque.
L’Etat, l’Adree (Agence nationale pour le développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique) et le Crédit agricole se sont rapprochés pour signer une convention en faveur du développement du pompage solaire. Cette convention, conclue au cours des Assises de l’agriculture tenues à Meknès le 23 avril, va permettre de mobiliser des fonds afin que les agriculteurs s’équipent de pompes à eau fonctionnant grâce à l’électricité produite à partir de panneaux solaires.
Cette technique présente un avantage économique décisif pour les exploitants agricoles qui réalisent ainsi une économie d’électricité ou de carburant. L’irrigation devient de cette manière moins coûteuse et donc plus accessibles.
Par ailleurs, le Maroc jouit d’un gisement solaire considérable avec plus de 3000 heures par an d'ensoleillement, soit une irradiation de près 5 kWh/m2/jour.
Malgré les avantages comparatifs avérés des systèmes de pompage solaire, ces dispositifs restent handicapés par le coût d’installation trop onéreux.
Les conditions d’éligibilité
Pour pouvoir bénéficier de l'aide de l’Etat prévue dans le cadre de la présente convention, les projets doivent réunir les conditions suivantes :
-coupler le recours aux techniques d’irrigation économes en eau (irrigation localisée ou irrigation de complément) et l'utilisation de systèmes intégrés de pompage solaire ;
-être conçus et dimensionnés selon les règles de l’art adoptées au Maroc, notamment en matière de certification des matériels des panneaux photovoltaïques ;
-ne pas avoir bénéficié précédemment de l'aide de l'Etat accordée au titre de l'équipement en irrigation localisée ou de complément ;
-être éligibles à l'aide de l'Etat dans le cadre du Fonds de Développement Agricole, conformément à la réglementation en vigueur ;
-recevoir une attestation d'approbation préalable délivrée par les services compétents du ministère de l’Agriculture conformément à la réglementation en vigueur.
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