Rénovation des abattoirs de Casablanca : premières images
Les anciens abattoirs de Casa vont enfin être reliftés et promus à une vraie vie culturelle. A l’origine de cette initiative : un concours franco-marocain qui met en compétition des étudiants en fin de cursus.
Bonne nouvelle pour les militants culturels casablancais. Les anciens abattoirs de Hay Mohammedi feront bientôt l’objet d’un sérieux relifting. Une promesse faite de concert par le maire de Casablanca Mohammed Sajid et le ministre de l’Habitat Nabil Benabdallah.
Il se trouve que le maire et le ministre sont « parrains » du concours Ergapolis Maroc, né d’une collaboration franco-marocaine et dont la première édition locale porte sur la réhabilitation de ce lieu mythique.
La déclaration des deux responsables intervient à la suite de l’annonce des résultats de cette compétition à laquelle ont participé 48 étudiants marocains et français. Les postulants sont en fin de cursus académique dans des disciplines aussi variées que l’architecture, l’ingénierie ou l’urbanisme, en passant par le commerce ou encore la sociologie.
Pour les besoins du concours, six équipes ont été constituées. Chacune a présenté un projet selon une vision, des principes et une stratégie qui lui est propre. Mais finalement, une seule équipe a remporté le prix : celle qui répond au doux nom de Vill’harmonie. « Nous avons choisi de faire du site un grand espace de vie, de création, d’échange et de formation. Il constitue à la fois une extension intégrée de Hay Mohammedi et un parc culturel unique à Casablanca, générateur de divertissement, d’événement et d’attractivité », déclarent les membres du groupe lauréat.

Globalement, trois grands espaces dits structurants forment le socle du projet Vill’harmonie. Il s’agit du parc d’activité, aménagé sous forme d’une luxuriante oasis végétale et minérale, et qui jouxtera une centrale dédiée à l’événementiel et aux arts. Enfin, le « grand Parvis » clôturant cet ambitieux projet prendra la forme d’un espace dégagé, le long de l’axe principal, ce qui contribue à inscrire le site dans le paysage de Hay Mohammadi. Chaque pôle peut toutefois se fermer individuellement sans impacter les activités des pôles voisins. Cette particularité facilite le phasage des travaux, la sécurisation du site ainsi que l’entretien des espaces
La résurrection urbanistique des abattoirs se devait d’intégrer la composante écolo. Celle-ci a naturellement été prise en compte par l’équipe Vill’harmonie qui a proposé d’utiliser les énergies renouvelables et la bioclimatique, sans oublier le recyclage des eaux pluviales pour les besoins du jardin. Le groupe lauréat a même proposé la création d’un potager, et ce afin de produire sur place les légumes du restaurant de la Centrale.
«Des études seront lancées prochainement pour déterminer le budget à allouer à ce projet», nous déclare Mohamed Sajid. Mais une chose est sûre. La réhabilitation des abattoirs prendra du temps pour être mise en œuvre. « Nous avons convenu de procéder graduellement en fonction des moyens financiers dont nous disposons. Pour cela, il est aussi possible de retoucher les plans afin de les adapter aux ressources disponibles et de garantir une faisabilité du projet », confie Nabil Benabdallah.
A l’heure actuelle, le calendrier des travaux n’est pas encore établi.
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