INDH, 8 ans déjà !
Lancée pour pallier la détérioration des indices de développement humain, l’INDH revient en force. Après une première phase 2005-2010 difficile. Le programme est bien parti pour rattraper ses erreurs.
L’INDH (Initiative Nationale pour le Développement Humain) souffle sa huitième bougie. La place Rachidi à Casablanca s’est transformée, le temps d’une célébration, en foire d’exposition. L’évènement qui s’étale sur 4 jours, du 18 au 21 mai, a connu la participation de plusieurs dizaines d’exposants, venus des quatre coins du royaume, exposer leurs réalisations. Tous ont bénéficié du programme d’aide de l’INDH.
Le bilan INDH de l’année 2012 montre que 4.986 projets ont vu le jour, et que 2.161 actions ont été menées. En tout, elles auront bénéficié à plus de 1,7 millions de personnes. Près de 2,5 milliard de DH ont été débloqués par le programme sur un total de 3,8 milliards.
Pour sa partie projets, l’INDH a accordé un intérêt particulier au programme de lutte contre la pauvreté en milieu rural et au programme transversal (à travers ses deux axes : accompagnement et activités créatrices de revenus), qui ont bénéficié respectivement de 40% et 38% du total du budget accordé aux projets.
Au total, ce ne sont pas moins de 6.327 conventions qui auront été signées avec les partenaires ; associations, services extérieurs, collectivités locales, coopératives et des partenaires du secteur privé.
En ce qui concerne les actions de l’INDH (activités à effet immédiat sur les bénéficiaires) , elles ont majoritairement bénéficié au programme transversal : 41% des actions ont été destinées aux activités créatrices de revenus.
Rappelons que l’INDH est une initiative qui repose sur le partenariat public-privé, où l’Etat, bailleur de fonds, assure le suivi des projets : «Nous assurons, avec nos collaborateurs, un suivi rigoureux de l’avancement des différents projets. C’est la raison pour laquelle certains projets n’ont pas encore vu le jour à la date d’aujourd’hui» nous confie un chef d’action social, en marge de l’exposition.
Mokhtar Kerchi, exposant venu de la ville de Terfaya, confirme : « Lorsque j’ai déposé mon dossier pour bénéficier de l’aide de l’INDH, dans le cadre de notre coopérative de promotion artisanale et de maroquinerie, il nous a été demandé de financer 5 à 10% du projet. Le reste a été pris en charge par la préfecture. Une première tranche a été débloquée à l’issue de la présentation du dossier, et une deuxième tranche sera débloquée après évaluation des avancées, si les objectifs sont réalisés. »
Concernant la continuité, pas de crainte. Les récentes coupes budgétaires de 15 milliards de DH ne toucheront pas le programme. « Le financement de l’INDH est assuré à 80% par le budget de l’Etat. Les 20% restants sont financés par des organismes étrangers, dans le cadre d’une coopération internationale. Cette subvention est subordonnée aux 80% de financement par le budget de l’Etat. Autant dire que la coupe budgétaire n’impactera pas le budget de l’INDH » nous confie notre source.
En chiffres, « le programme a permis, en 8 ans, la réalisation de 29.000 projets dans tout le Maroc, c’est un rythme très soutenu, basé sur la transparence, le suivi, le contrôle et l’évaluation. Nous ne sommes pas dans une logique de subventions, nous sommes dans une logique d’accompagnement ! » conclut le chef de DAS. Rappelons que le programme de l’INDH est réparti en 4 axes : programme de lutte contre la précarité, programme transversal, programme de lutte contre l’exclusion en milieu urbaine et enfin un programme de lutte contre la pauvreté en milieu rural... Souhaitons-lui longue vie !
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