DEFP: La tomate marocaine a progressé de 5,8% par an sur la période 1990-2010
Le Maroc se classe en sixième position mondiale sur le marché des tomates en 2010, en réalisant un taux de croissance annuel moyen (TCAM) de près de 5,8% sur la période 1990-2010, indique la direction des études et des prévisions financières (DEPF), relevant du ministère de l'économie et des finances.
Ainsi, le Maroc n'a capté que près de 5% de l'expansion du marché mondial de ce produit sur la même période, note la DEPF dans une étude intitulée «Valorisation des avantages comparatifs à l'export du secteur agroalimentaire marocain», soulignant que cette situation reflète l'état de la concurrence exercée sur ce marché par les principaux pays méditerranéens, notamment sur les marchés de l'Union européenne.
Ainsi, il est nécessaire d' œuvrer à la prospection d'autres marchés que l'UE, dont en particulier celui de la Russie, deuxième importateur mondial en 2010, propose la DEPF.
Par ailleurs, dans le cadre du Plan Maroc Vert, il est prévu de renforcer substantiellement les exportations nationales des tomates à l'horizon 2020, en tirant profit, en particulier, des nouvelles préférences accordées au Maroc dans le cadre du dernier accord agricole signé en 2012 avec l'UE (augmentation de 39% des quotas accordés au Maroc à partir de 2015).
L'étude souligne que l'une des contraintes majeures des exportations marocaines de tomates réside dans les quotas et les prix d'entrée qui leurs sont imposés pour accéder au marché de l'UE sur la période octobre-mai.
De même, et en dehors de cette période, entre les mois de juin et août, ces exportations sont également freinées sur ce marché à travers l'application d'une protection tarifaire prohibitive.
En termes de diversification des marchés, et malgré que les tomates marocaines aient enregistré une évolution importante de leurs exportations durant la dernières décennie en réalisant un TCAM en volume de près de 4,9% sur la période 1998-2011, il est constaté que cette progression a été essentiellement opérée sur le marché de l'UE qui a absorbé en moyenne près de 90% de ces exportations sur la même période.
La filière des tomates au Maroc présente plusieurs atouts structurels dont notamment une main-d'œuvre bon marché, un climat favorable et un marché intérieur permettant d'absorber les écarts entre la production et les exportations.
En outre, cette filière a bénéficié d'avantages concurrentiels spécifiques comprenant, essentiellement, un bon encadrement de la production, un important professionnalisme à travers une traçabilité effective, un système de management qualité et une qualification des grandes firmes, une intégration verticale entre grandes exploitations de serre et grands exportateurs ainsi que la possibilité de cultiver sur l'ensemble de l'année dans le sud du pays (Dakhla).
Toutefois, malgré ces atouts considérables pour le Maroc, cette filière est confrontée à plusieurs contraintes structurelles qui limitent son essor à l'export. Ces contraintes peuvent se résumer en l'existence de vagues de froid ou de Chergui qui peuvent retarder des maturités ce qui contrarie les engagements commerciaux, les coûts élevés des intrants, la vétusté d'une grande partie du parc de serre ainsi que les quotas qui limitent les volumes exportés vers l'Europe.
En termes d'exportation, le secteur des primeurs rapporte des recettes en devises appréciables qui ont dépassé 2,7 milliards de DH en 2011.
Sur le volet social, ce secteur génère en moyenne près de 9 millions de journées de travail par an aussi bien au niveau de la production que du conditionnement et de la transformation.
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