Le Bourget s'ouvre avec Airbus et Boeing à l'offensive sur le long-courrier
Le salon du Bourget, qui ouvre ses portes lundi 17 juin au nord de Paris, opposera Airbus et Boeing, les deux géants incontestés de l'aéronautique dont la rivalité se jouera cette fois sur le marché lucratif des avions long-courriers.
L'avionneur européen a fait monter la pression avant même l'ouverture du salon en effectuant avec succès le premier vol d'essai de son futur avion A350, démontrant qu'il était bel et bien en embuscade des Boeing 787 Dreamliner et 777. Airbus prévoit même un survol du salon aéronautique en fin de semaine avec cet avion de nouvelle génération, composé à 53% de matériaux composites, dont l'entrée en service est prévue pour fin 2014.
S'agissant des commandes, Tom Enders, patron de la maison mère EADS, en a déjà prédit «quelques centaines» dont les premières seront annoncées dès lundi matin. Boeing évalue la demande pour les long-courriers à 8 490 avions (2 470 milliards de dollars) dans les 20 prochaines années. L'enjeu commercial est donc de taille pour les avionneurs qui n'hésitent pas à proposer des prix au rabais pour attirer les compagnies. Airbus a détrôné son rival sur le marché des moyen-courriers et tente désormais de rattraper l'Américain sur le long-courrier qu'il domine avec son nouveau 787 Dreamliner en matériaux composites, ses 777, et son superjumbo 747 qui vole depuis 1969.
«Formidable compétition»
Chez Boeing, l'heure n'est toutefois pas à l'affolement. «Je crois que ça va être l'occasion d'une formidable compétition et nos clients vont en profiter», a sobrement déclaré Ray Conner, le patron de la division aviation commerciale de Boeing, juste avant l'ouverture du salon. Et pour prouver sa sérénité, il fera même voler dans le ciel parisien son Dreamliner dont les problèmes de surchauffe de batteries lui ont valu trois mois d'interdiction de vol en début d'année. Boeing devrait également annoncer le lancement commercial, avec commandes à l'appui, de la plus longue version du Dreamliner, le 787-10. L'avionneur de Seattle, qui travaille parallèlement au lancement de nouvelles versions de la famille des 777, menacée par l'arrivée de l'A350, entend offrir un large choix d'appareils aux compagnies clientes.
A défaut d'un large portefeuille, Airbus peut faire valoir qu'il développe l'A350 plus vite que Boeing ne l'a fait pour le 787, entré en service fin 2011, trois ans après la date prévue. L'avionneur européen sera en revanche très attendu sur les ventes de son superjumbo A380, qui stagnent depuis la découverte l'année dernière de microfissures dans les ailes. Aucune vente n'a été enregistrée depuis le début de l'année après seulement 9 appareils vendus en 2012. John Leahy, le directeur commercial d'Airbus, maintient pour l'heure son objectif de vente de 25 superjumbos, les plus gros avions de ligne du monde.
Le constructeur canadien Bombardier aurait lui aussi besoin d'annoncer des commandes pour son CSeries, un petit moyen-courrier avec lequel il veut s'attaquer aux 737 de Boeing et A320 d'Airbus. L'appareil qui doit effectuer son premier vol à la fin juin n'a recueilli jusqu'à présent que 145 commandes fermes et le secteur reste sceptique sur son succès commercial.
Les constructeurs russes, qui préparent également un moyen-courrier, vont surtout montrer pour la première fois à l'étranger l'avion de combat Sukhoi-35 et l'hélicoptère Kamov-52 Alligator. Leurs démonstrations alterneront avec celles des hélicoptères de combat européens Tigre, qui se livreront à un simulacre de duel aérien. Les visiteurs découvriront aussi le Neuron de Dassault Aviation, précurseur d'un drone de combat européen qui sera exposé sous une bulle, pour protéger ses secrets.
Le salon, qui mettra par ailleurs en lumière les initiatives écologiques du secteur, sera ouvert au public du 21 au 23 juin après avoir accueilli les professionnels du secteur. Au total, 350.000 visiteurs sont attendus cette semaine.
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