Industrie éolienne : une nouvelle usine à Tit Mellil
La nouvelle usine DLM, dédiée à la construction métallique lourde, a nécessité un investissement de 195 millions de DH. D’une capacité de production équivalente à 300 mâts/an, elle est la première au Maroc à produire des mâts d’éolienne.
Après les deux sites d’Aïn Sebaâ et Jorf Lasfar, Delattre Levivier Maroc (DLM), spécialisé dans la construction métallique lourde, se dote d'un nouveau site à Tit Mellil. L’usine dont l’inauguration officielle a eu lieu ce vendredi 21 juin, en présence d’Abdelkader Amara le ministre de l’Industrie et du commerce ainsi que de Charles Fries, l’ambassadeur de France au Maroc est la première du genre à produire des mâts d’éoliennes au Maroc.
En effet, consciente de l'enjeu que représente l'éolien pour le Maroc en particulier, l'Afrique et le Moyen-Orient en général, DLM a décidé d'investir et de construire cette usine, dont la capacité de production s’élève à 300 mâts/an, soit deux fois et demi la capacité de l'ancienne se trouvant dans la zone industrielle d'Aïn Sebaa, ce qui devrait permettre de satisfaire les demandes croissantes des clients en biens d'équipements lourds pour les grands projets dans plusieurs segments d'activité, à savoir l'énergie, le pétrole, le gaz, les mines et la chimie, les infrastructures, les cimenteries et Offshore. Elle dispose d'une capacité de levage de 24 ponts roulants, 100 Tonnes de charge.
La réalisation de la nouvelle usine qui s’étend sur une superficie de 100.000 m², dont 36.485 m² construits a nécessité au total un montant d’investissement de 195 millions de DH dont 90 millions de DH par cession du terrain d’Ain Sebâa, 60 millions de DH par emprunt moyen terme et 45 millions de dirhams par fonds propres, suite à l’entrée de DLM en bourse. Créant ainsi 450 emplois directs, ce qui porte l’effectif total du groupe à 1.400 personnes.
Un projet d’une grande envergure dont la concrétisation entre dans le cadre des orientations de développement stratégique du plan triennal de la société basé notamment sur le développement de l’activité dans les mines et la chimie, l’éolien, les équipements pétroliers offshore et l’export.
Toutefois, le groupe français s’adresse à travers cet investissement aussi bien au marché marocain qu'étranger tout en assurant des offres éoliennes telles que des plans de traçage, l'approvisionnement de tôles, la production des brides et des accessoires internes (échelles, plateformes, éclairage), etc. «Ce projet nous permettra de nous positionner en tant que fournisseur de référence en chaudronnerie lourde et améliorera notre compétitivité dans les autres segments de notre activité», nous explique le service communication du Groupe Delattre Levivier Maroc. Puis d’ajouter : «Les projets qui se développent dans tous les secteurs où nous intervenons, aussi bien sur le marché local qu’à l’export constituent pour nous un énorme potentiel de développement à moyen et long terme».
Un projet en 3 tranches
Le développement de l’usine de Tit Mellil est réparti sur trois phases. La première réalisée entre 2008 et 2009 a été consacrée à la construction d’une nouvelle unité de fabrication dédiée à ce marché. Cette usine d’une capacité de production équivalente à 350 MW par an a nécessité un investissement de 80 millions de DH. Tandis que la deuxième phase, ayant eu lieu entre 2011 et 2013, avait pour objectif de doubler les capacités de chaudronnerie lourde destinée au marché marocain et à l’exportation. L’unité, qui est entrée en service en 2008 déjà, avec le lancement de la première tranche, atteint aujourd’hui sa capacité optimale avec la finalisation des deux tranches prévue dans le cadre du projet ainsi que du déménagement de l’usine d’Ain Sebaâ. La dernière phase néanmoins portera sur la construction d’un immeuble de bureaux sur le site.
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