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Hamid Chabat: “J'ai les deux pieds avec le peuple marocain”

Jeudi soir sur Medi1 TV, le secrétaire général de l’Istiqlal a tenté de justifier et d’expliquer la décision prise, mais non mise en œuvre par son parti, de quitter l’actuelle coalition gouvernementale.  

Hamid Chabat: “J'ai les deux pieds avec le peuple marocain”
Jamal Amiar
Le 28 juin 2013 à 8h18 | Modifié 28 juin 2013 à 8h18

« Les leaders des partis ne doivent pas être dans le gouvernement, ils doivent être dans la rue à travailler avec le peuple. » Cette déclaration d'Hamid Chabat sur le plateau de l'émission 90 minutes pour convaincre, diffusé sur Medi1 TV, signe peut-être qu’outre ses relations réputées peu cordiales avec Abdelilah Benkirane (PJD) et Nabil Benabdallah (PPS), celles avec le ministre de l’Intérieur Mohand Laenser (MP) ne doivent pas non plus battre des records de chaleur.

Benkirane est un obstacle sur la voie du développement du Maroc

S’il n’a pas hésité à affirmer que « notre agenda est celui de Benkirane » ou encore que « nos premiers mémorandums soutenaient l’action du gouvernement », Hamid Chabat aura fait feu de tout bois pour décrédibiliser l’action du gouvernement mené par le parti islamiste « qui n’a mené aucune réforme » et l’action de ses ministres «  qui passent beaucoup de temps à voyager aux frais de l’Etat et pas toujours pour des raisons politiques ». « Benkirane est un obstacle sur la voie du développement du Maroc » finira-t-il par lâcher.

Par moment, certains échanges pouvaient surprendre  comme l'a rappelé le journaliste Manar Smihi invité à interroger le patron de l’Istiqlal sur le plateau de l’émission. Manar Smihi rappellera les propos de Chabat sur «  la bouteille de gaz dont il faut surveiller le poids, car le gouvernement ne va peut-être pas en augmenter les prix mais il va en diminuer la contenance » ou encore les « conseils » donnés au chef du gouvernement par le leader de l’Istiqlal pour aller consulter un psychiatre ou le saint et guérisseur Bouya Omar.

C’est à la demande du Roi que nos ministres continuent d’exercer dans ce gouvernement

Dans le gouvernement ou hors du gouvernement, Chabat aura trouvé la formule à la fois parfaitement ambigüe et politiquement juste pour expliquer la position de son parti : « Nous avons les deux pieds avec le peuple marocain » car « nous ne travaillons pas pour les prochaines échéances électorales, mais pour les générations futures... »

Le deuxième angle de justification de la position de son parti, qu’il a souvent rappelé avoir été prise à l’unanimité, est que « c’est à la demande du Roi que nos ministres continuent d’exercer dans ce gouvernement ». « Nous avons suspendu notre décision car nous sommes des patriotes » a-t-il indiqué.

Très attendu sur la question du retrait, Chabat a réitéré « l’engagement réel de son parti à se retirer » pour aussi rappeler que « le Maroc avait des engagements internationaux » pour justifier son sens des responsabilités. Aux ministères de l’Economie comme aux Affaires étrangères, on trouve des ministres istiqlaliens qui partagent une partie des responsabilités avec des ministres islamistes. Alors qu’une mission du Fonds monétaire international vient d’achever son séjour à Rabat, en diplomatie, les dossiers du Sahara, de la sécurité dans le Sahel et  des rapports avec l’Union européenne ou les Etats-Unis restent  dans le haut des sujets de préoccupations du gouvernement.

Chabat, toutefois, ne ratera aucune occasion durant l’émission d’enfoncer le clou de la critique. « Les réformes, c’est renforcer les moyens financiers de la Caisse de compensation n’hésite-t-il pas à déclarer ; c’est embaucher dans le secteur public. Nous avons besoin d’agents, d' assurer la sécurité et de plus d’inspecteurs du fisc pour renflouer les caisses de l’Etat ». « C’est le chef du gouvernement qui a créé la crise gouvernementale actuelle » clame-t-il, pour expliquer que « une année et demi est une période suffisante pour réformer ».

Enfin : retour sur la séquence de la visite du Premier ministre turc Tayyep Recip Erdogan le 3 juin dernier : «  C’est Benkirane qui a invité 300 entreprises turques pour leur vendre le Maroc en excluant la CGEM » analyse-t-il. « Même nos ministres n’étaient pas au courant ».

Mais magnanime, Hamid Chabat n’oublie pas l’essentiel : « Le jour où ce gouvernement commencera à réformer, nous serons à ses côtés, que nous soyons dans la majorité ou dans l’opposition ». C’est le 11 mai dernier que l’Istiqlal a annoncé sa décision de quitter le gouvernement.


 

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Jamal Amiar
Le 28 juin 2013 à 8h18

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