Sanaa El Kamouni-Lakmais, 10 ans pour conquérir Tokyo
Sanaa et ses artistes du Groupe acrobatique de Tanger reviennent du Japon où ils viennent de se produire. Cela fait maintenant 10 ans que la troupe montre ses spectacles, au Maroc et à l’étranger.
Au début des années 2000, Sanaa est étudiante à la faculté de droit de Tanger, mais déjà elle travaille au sein de l’Institut français de la ville pour monter des spectacles et animer des formations. Très vite, elle sait qu’après ses études de droit, elle ira faire une maîtrise en animation en France, à Dijon. Ce qu’elle fera.
Dès son retour, elle reprend contact avec les jeunes acrobates de Tanger et commence à monter son premier spectacle, Taoub, avec le Français Aurélien Bory. En 10 ans, entre 2003 et 2013, les spectacles du Groupe acrobatique de Tanger feront le tour de la planète jusqu’à Tokyo en juin 2013. Taoub a été joué 300 fois en 10 ans !
Car pour Sanaa, dès le départ, les choses sont claires. Son idée est de travailler avec «des acrobates tangérois autour de nouvelles écritures». Son constat est simple : «Il existe au Maroc une acrobatie unique au monde, avec une histoire spécifique, maintenue à un très haut niveau grâce à de nombreuses troupes et familles». Mais Sanaa note également qu’il n'existe aucune création avec ces artistes, «condamnés à reproduire les mêmes numéros qu'ils montrent dans la rue, les cirques traditionnels ou au gré des rares contrats qu'ils pourront trouver dans le tourisme ou le divertissement». Tout est dit.
Après Taoub, le Groupe acrobatique de Tanger s’attèle à monter un nouveau spectacle en 2009, Chouf Ouchouf, «Regarde et regarde encore» avec le metteur en scène et chorégraphe Martin Zimmerman et la collaboration de Dimitri de Perrot. Chouf Ouchouf parle des sentiments, des rencontres et des préjugés, un travail qui sera notamment soutenu par la Ville de Zurich et la Fondation Pro Helvetia.
Pour ses autres travaux, Sanaa El Kamouni-Lakmais qui aura entre temps créé l’association Scènes du Maroc compte sur la collaboration du Service culturel français au Maroc ainsi que sur la BMCI et la Fondation BNP Paribas.
Le troisième spectacle du Groupe acrobatique de Tanger, Lila de Derdaba, s’éloigne un peu de la mise en scène et de la chorégraphie purs pour mêler musique et fusion. Là, avec le soutien de la Ville de Lyon et de la Région Rhône-Alpes, il s’agit de faire travailler ensemble Dar Gnawa et le mâalem Andellah El Gourd avec les jazzmen français de Mad Nomad Quartet. Là aussi, la créativité est de rigueur. Chaque morceau recomposé et rejoué en mode fusion est lié à un encens particulier et à une couleur particulière.
Des moments forts, Sanaa et ses acrobates en ont vécu quelques-uns depuis 10 ans. Elle se rappelle de Jane Birkin et Jean-Paul Gautier venus assister à son spectacle à Avignon ou encore Robert De Niro au Victory Theater à New York. Mais, son souvenir le plus fort reste « la première représentation de Taoub dans les Jardins de la Mendoubia de Tanger avec un nombre impressionnant de spectateurs venus de la vieille médina ».
«A l’occasion des 10 ans de la troupe, les fondations BMCI et BNP Paribas ont pris l’initiative de préparer la publication d’un livre qui retrace notre histoire», indique Sanaa avant de signaler que ses artistes présenteront un nouveau spectacle, Azimut, au Grand théâtre d’Aix en Provence le 20 septembre prochain dans le cadre des manifestations culturelles Marseille-Provence 2013. Ensuite, une tournée est au programme avant la préparation d’un nouveau spectacle pour la saison 2015-2016 avec le Groupe acrobatique de Tanger.
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