Cisco supprime 4.000 emplois et plonge en Bourse
L’équipementier en télécoms américain Cisco a choqué le marché mercredi avec l’annonce de la suppression de 4.000 emplois, pour lesquels il invoque notamment un environnement économique «difficile», et son action plongeait.
«Nous rééquilibrons nos ressources avec une réduction d’effectifs qui va toucher approximativement 4.000 salariés, ou 5% de nos effectifs mondiaux», a annoncé le directeur financier, Frank Calderoni, lors d’une conférence téléphonique avec des analystes sur les résultats annuels.
«J’ai appris que dans ce secteur, on dirige avec son esprit, pas avec son coeur», a commenté le PDG, John Chambers.
«C’est quelque chose qui va nous permettre de faire croître nos bénéfices mais aussi, plus important encore, d’atteindre la première position dans le secteur et de déplacer nos ressources très rapidement vers les (activités avec des) opportunités de croissance», a-t-il ajouté.
Les coupes devraient concerner surtout des cadres intermédiaires, avec l’objectif d’accélérer les prises de décisions et d’améliorer la compétitivité, a-t-il expliqué, n’excluant pas que certains des salariés concernés soient réemployés dans d’autres parties du groupe.
L’action Cisco plongeait de 9,31% à 23,92 dollars vers 22H20 GMT dans les échanges électroniques suivant la clôture de la séance officielle à la Bourse de New York.
Cisco avait déjà annoncé en juillet 2012 le licenciement d’environ 1.300 personnes (2% des effectifs) pour «simplifier» son organisation dans un environnement économique incertain, et un an auparavant 6.500 suppressions d’emplois.
La direction du groupe a encore mercredi fait état d’un «environnement macro-économique difficile».
Reprise «lente et inconsistante»
«La reprise économique est plus lente et plus inconsistante» que prévu, a souligné M. Chambers.
Le groupe a vu ses commandes dans la région Asie-Pacifique baisser de 3% au quatrième trimestre, et de 6% pour le seul marché chinois. En Europe, elles ont progressé de 6% mais cela cache des disparités selon les pays, avec notamment une situation toujours difficile dans les pays du sud.
Cela n’a pas empêché le bénéfice net du groupe de bondir de 24% sur l’exercice clos fin juillet, à 10 milliards de dollars, et de 18% sur le seul dernier trimestre, à 2,3 milliards, selon des résultat publiés parallèlement mercredi.
Le bénéfice par action, qui sert de référence aux Etats-Unis, a dépassé d’un petit cent la prévision moyenne des analystes sur l’année comme sur le trimestre, à respectivement 2,02 dollars et 52 cents.
Le chiffre d’affaires a pour sa part augmenté de 5,5% à 48,6 milliards de dollars pour l’ensemble de l’exercice et de 6,2% à 12,4 milliards sur le trimestre, conformément aux attentes du marché.
M. Chambers s’est félicité de résultats «record» et «incroyablement solides» vu le contexte économique.
Cisco a pu reverser à ses actionnaires au cours de l’exercice 2,8 milliards de dollars sous forme de rachats d’actions, et 3,3 milliards en dividendes.
Il a aussi annoncé ou bouclé 5 acquisitions, dont celle décidée le mois dernier du spécialiste de la cybersécurité Sourcefire pour environ 2,7 milliards de dollars. Il poursuit ainsi sa politique d’investissements dans des secteurs qu’il juge porteurs à long terme comme les services ou l’informatique dématérialisée (cloud).
«La croissance n’est juste pas aussi rapide que ce dont nous avons besoin», a commenté M. Chambers.
Cisco vise sur le long terme une progression de son chiffre d’affaires de 5% à 7%.
Pour le trimestre en cours entamé début août, elle devrait se limiter à 3% à 5%, pour un bénéfice par action de 50 à 51 cents, selon M. Calderoni. Les analystes tablaient en moyenne sur le haut de ces fourchettes.
(Par AFP)
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