Les caméras de surveillance dans les espaces publics créent la polémique
Le recours aux caméras de surveillance dans plusieurs rues des villes du Royaume est de plus en plus fréquent. Mais la lutte contre la criminalité pourrait aussi déboucher sur une remise en cause des libertés individuelles.
Depuis les attentats de Casablanca en 2003 et de Marrakech en 2011, le ministère de l’Intérieur a décidé de généraliser la vidéosurveillance pour renforcer le dispositif de sécurité. En effet, les caméras de surveillances sont sensées surveiller à longueur de journée tout ce qui se passe dans les grandes villes notamment Casablanca, Rabat, Fès et Marrakech (aujourd’hui la 1ère ville en termes de surveillance à distance).
Selon les chiffres officiels, 19 agressions ont lieu pour chaque 1.000 citoyens, avait déclaré il y a quelques mois Mohand Laenser, ministre de l’Intérieur.
Au moment où Rabat est doté d’un réseau de caméras de surveillance extrêmement développé, Casablanca ne dispose que de 59 caméras dont 20 sont hors service, rapporte le site Hespress. Le ministère envisage d’installer 20.000 caméras dans plusieurs villes du royaume.
La même source a également relayé des informations selon lesquelles la Direction générale de sécurité nationale aurait signé un accord avec une société française spécialisée en sécurité, pour l’approvisionnement en caméras intelligentes offrant une qualité d'image facilitant le travail d'identification et de reconnaissance. Ces caméras fonctionnent jour et nuit et supportent toutes les conditions climatiques.
Il s’agit d’une «stratégie sécuritaire proactive» visant de renforcer la sécurité publique au niveau des rues et des principales artères des villes marocaines afin de veiller à la quiétude des citoyens selon la Direction générale de sécurité nationale. Il est prévu d'installer les caméras à coté des portes des écoles publiques, des centres commerciaux et des institutions publiques, pour déceler tous les incidents sécuritaires.
Une équipe de motards sera également mobilisée pour lier la cellule des opérations au terrain surveillé. Elle disposera de toutes les consignes pour opérer et intervenir aux différents incidents.
Toutefois, selon le site Hespress, la généralisation des caméras en ville pose plusieurs problèmes.
L’installation de caméras de surveillance est certes une nécessité, il n’en demeure pas moins vrai qu’elle pourrait mettre en péril le respect des libertés individuelles.
Celles-ci pourraient toutefois êtres protégées à condition que le personnel responsable de la veille assure une utilisation du système dans le strict respect des libertés individuelles et collectives, souligne Hespress.
A noter que l’usage de caméras de surveillance est de plus en plus répandu au niveau des magasins privés, ce qui représente dans plusieurs cas une réelle interrogation pour les clients, d’où la nécessité de revoir le «vide législatif» à ce niveau là.
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