Energies renouvelables : le débat est toujours d’actualité
Le Maroc a-t-il fait le bon choix ? Les grands projets, notamment ceux liés au plan Desertec, sont-ils réalisables ? Qu’en est-il de leur rentabilité et de leurs financements ? Autant de questions qui suscitent de vives controverses parmi les professionnels du secteur.
Mardi 24 septembre, lors de la première journée du Salon EnR à Casablanca, des acteurs marocains et internationaux du monde des énergies renouvelables, réunis autour de la thématique de l’efficacité énergétique, ont débattu de cette question.
Un sujet que Saïd Mouline, directeur de l'Aderee, maîtrise particulièrement : « depuis 2009, le Maroc a fait le choix, car il s’agit d’une stratégie, de miser sur les énergies renouvelables. », souligne-t-il.
Stratégie que l’on peut difficilement remettre en cause quand on sait que 95 % de nos besoins en énergies sont importés et que le Maroc regorge d’un potentiel éolien et solaire à même de porter la part de la puissance électrique installée en énergie renouvelables à 42% à l’horizon 2020.
Autant dire que l’opportunité et la faisabilité des projets destinés à satisfaire les besoin locaux – la centrale d’Ouarzazate, à titre d’exemple – ne suscitent aucun débat parmi les professionnels.
« Nous avons étudié la faisabilité économique de tous les projets en cours au Maroc. Ceux qui comportaient de grands risques ont été naturellement écartés », déclare à Médias 24 Abdelmourhit Lahbabi, président de l’Association marocaine des professionnels des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique.
Lorsqu’on lui pose la question sur les projets du plan Desertec, qui vise à exporter 20 % de l’énergie solaire du Sahara vers l’Europe, il reste plutôt sceptique : « ce sont des projets dont la faisabilité n’a pas encore été démontrée. La stratégie Desertec ne concerne, d’ailleurs, pas que le Maroc », précise-t-il.
Rien de nouveau sous le soleil, car depuis le lancement de l’ambitieux plan, en 2009, plusieurs experts ont prouvé, ou du moins tenté de le faire, que Desertec serait, de par son coût et ses ambitions, très difficile à réaliser. C’est sans doute pour cette raison que Siemens et Bosch ont quitté le navire en 2012.
Concernant les projets en cours, Saïd Mouline se montre rassurant : « qu’il s’agisse des petits ou des grands projets, nous sommes très confiants puisque le potentiel et la volonté politique sont là » Les risques ? « Très minimes », répond-il.
À découvrir
à lire aussi
Article : Prévisions météorologiques pour le lundi 20 avril 2026
Voici les prévisions météorologiques pour le lundi 20 avril 2026, établies par la Direction générale de la météorologie (DGM): - Températures en hausse avec temps […]
Article : Dette hybride. Au-delà de la levée, le modèle et les contraintes d’OCP
Derrière le succès de son émission obligataire hybride d’avril 2026, le groupe OCP révèle une équation financière complexe. Entre montée de la fiscalité, politique de dividendes, investissements massifs dans la transition verte et dans des activités hors cœur de métier, le champion des phosphates doit désormais arbitrer dans un environnement compliqué.
Article : Un nouveau “dictionnaire critique” pour relire le Maroc colonial
Un ouvrage collectif dirigé par l’anthropologue marocain Hassan Rachik propose une relecture de la période coloniale à travers un format original de dictionnaire, réunissant une vingtaine de chercheurs marocains, français et espagnols.
Article : Sahara: despite Algiers’ efforts, Washington’s position remains unchanged
On the sidelines of the Antalya Diplomacy Forum in Turkey, Algeria’s foreign minister and the U.S. president’s senior advisor for Arab and African affairs discussed several regional issues, including the Sahara. Yet behind the carefully worded Algerian statement, Washington’s support for Morocco’s territorial integrity remains clear and unchanged. Since December 2020, that position has taken on the weight of state continuity, suggesting it will endure regardless of political turnover in Washington or diplomatic initiatives from Algiers.
Article : Santé animale : Biopharma et le Tchad passent à la phase opérationnelle de leur partenariat
La société pharmaceutique marocaine Biopharma a signé à N’Djamena une feuille de route de coopération avec l’Institut tchadien de recherche en élevage pour le développement (IRED), dans le cadre du renforcement de la coopération maroco-tchadienne dans le domaine de la santé animale.
Article : Casablanca : les autorités démentent auprès de Médias24 une rumeur sur une fermeture des commerces à 23 heures à Anfa
Les autorités ont démenti, auprès de Médias24, l’existence d’une décision imposant la fermeture des commerces, cafés et restaurants à 23 heures dans le ressort de la préfecture d’arrondissements de Casablanca-Anfa, après la circulation d’informations en ce sens sur certains sites et réseaux sociaux.