950 étudiants exclus de la Fac d’Aïn Sebaâ. La doyenne s’explique
Ces étudiants ont été exclus pour avoir redoublé plusieurs fois. Alors qu’ils évoquent une décision arbitraire, la doyenne s’en défend en expliquant qu’elle n’a fait qu’appliquer une loi en vigueur dans toutes les universités du Maroc. Explication.
Le risque d’une expulsion planait depuis une dizaine de jours. Mais il y a une semaine, 950 étudiants n’ont pas trouvé leurs noms dans les listes de réinscription. Tout de go, ces étudiants ont organisé un sit-in devant la faculté des sciences juridiques, économiques et sociales d’Aïn Sebaâ évoquant une décision arbitraire qui risque de ruiner leur avenir.
Sur la toile, le mouvement de protestation «Matradnich» ( Ne me vire pas) a vu le jour et exprime le mécontentement de ces étudiants qui affirment n’avoir reçu aucun avertissement au préalable. Pour eux, la principale raison de cette exclusion est le surnombre d’étudiants à la faculté d’Aïn Sebaâ.
Contactée par nos soins, Jamila Houfaidi Settar, doyenne de la faculté d’Aïn Sebaâ, refuse de parler d’exclusion. Pour elle, sa fac n’a fait qu’appliquer une loi en vigueur dans l’ensemble des universités marocaines.
«Il ne s’agit nullement d’un règlement intérieur, mais d’une loi qui stipule qu’un étudiant ne peut passer plus de 3 années pour décrocher un Deug. S’il lui manque un module, nous pouvons l’aider par une dérogation, mais si c’est plus, ce n’est plus possible».
En effet, un étudiant ne peut pas indéfiniment redoubler, et la loi est claire sur ce point. Elle permet de libérer des places pour ceux qui viennent d’obtenir le bac. Mais a-t-elle toujours été appliquée?
«Nous avons longtemps fait preuve de souplesse, mais il faut savoir qu’à nos début nous avions 500 étudiants, aujourd’hui nous en avons 10 fois plus. Permettre à ces étudiants de redoubler plusieurs fois serait injuste vis-à-vis des nouveaux bacheliers».
Il est vrai que certains étudiants passent jusqu'à 8 ans pour décrocher une licence, parfois plus. De ce fait, il devient presque impossible pour ces étudiants de s’inscrire en master ou de se faire recruter.
« Nous préférons leur expliquer cela avant qu’il ne soit trop tard », commente M. Houfaidi.
À découvrir
à lire aussi
Article : 2026 legislative elections. PJD unveils its heavyweights in first slate of 40 candidates
Five months ahead of Morocco’s September 2026 legislative elections, the Justice and Development Party (PJD), led by Abdelilah Benkirane, has officially unveiled its lead candidates in 40 constituencies.
Article : Quatre gouvernements, une économie. Lecture comparative des performances macroéconomiques
Croissance, inflation, endettement, emploi, performances extérieures, etc. Médias24 reconstitue les performances macroéconomiques des quatre derniers gouvernements, à travers une analyse structurée des grands équilibres économiques et de leurs dynamiques.
Article : L'Office des changes restructure son organisation interne
L'Office des changes vient de dévoiler son nouvel organigramme. Articulée autour de sept départements métiers, cette nouvelle architecture vise à passer vers une administration de régulation plus agile et efficace. Voici ce qui a changé.
Article : Morocco Strategic Minerals prend le contrôle de six sites polymétalliques près de Taroudant
La compagnie canadienne Morocco Strategic Minerals a conclu un accord avec MNF Groupe, une filiale de Broychim, pour prendre le contrôle de 80% d'un portefeuille d'actifs miniers polymétalliques situés au nord de Taroudant.
Article : ElGrandeToto au cœur d’un bras de fer judiciaire autour de ses concerts au Maroc
Le rappeur marocain est visé par une plainte pour violation de contrat d’exclusivité, déposée par une société de production. Au cœur du litige, un accord dont les clauses auraient été enfreintes, selon des sources proches du dossier.
Article : Addoha, Alliances, RDS. Three real estate groups, three very different market trajectories
Addoha, Alliances and RDS posted sharply improved 2025 results, helped by the recovery in the real estate cycle. Behind that shared momentum, however, their profiles diverge markedly in terms of growth, profitability and valuation.