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ECONOMIE

Quatre gouvernements, une économie. Lecture comparative des performances macroéconomiques

Croissance, inflation, endettement, emploi, performances extérieures, etc. Médias24 reconstitue les performances macroéconomiques des quatre derniers gouvernements, à travers une analyse structurée des grands équilibres économiques et de leurs dynamiques.

Comparaison des bilans économiques de quatre gouvernements.
Comparaison des bilans économiques de quatre gouvernements.
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Le 20 avril 2026 à 19h55 | Modifié 21 avril 2026 à 12h06

Aziz Akhannouch a présenté, le 15 avril, devant les deux chambres du Parlement, le bilan détaillé de son exécutif. Le chef du gouvernement a déroulé plusieurs indicateurs macroéconomiques.

Il y a plusieurs manières d’établir le bilan d’un gouvernement. Dont celle qui consiste à comparer les réalisations avec les engagements. Ou celle qui consiste à mesurer les seules performances de chaque mandat. Médias24 entame aujourd’hui une série d’articles sur le bilan gouvernemental, qui portera sur tous les domaines et les indicateurs clés. Nous signalerons, lorsque ce sera pertinent, si telle promesse a été tenue ou pas.

Médias24 propose ici une lecture comparative des bilans des quatre derniers gouvernements. Notre analyse couvre la période 2008-2025.

À noter que les données relatives à 2026 (projections), ne sont pas prises en compte dans une grande partie de notre analyse.

Pour mener la comparaison, chaque année civile est affectée au gouvernement en exercice à cette date :

  • Abbas El Fassi, à la tête d'un exécutif dirigé par le parti de l'Istiqlal : de 2008 à 2011 ;
  • Abdelilah Benkirane, premier chef de gouvernement issu du PJD : de 2012 à 2016 ;
  • Saad Eddine El Othmani, PJD : de 2017 à 2021 ;
  • Aziz Akhannouch, à la tête d'une coalition portée par le RNI : de 2022 à 2026.

La croissance économique

Le gouvernement El Fassi enregistre le taux de croissance annuel moyen (TACM) le plus élevé de toute la période étudiée, à 4,6%. La crise des subprimes de 2008-2009 a certes ralenti la demande mondiale, mais elle n’a atteint le Maroc qu’indirectement, sans provoquer de récession domestique. Les taux de croissance de 2008, à 6%, et de 2011, à 5,1%, illustrent bien cette dynamique.

Quatre gouvernements, une économie. Lecture comparative des performances macroéconomiques
Source : HCP.

Le gouvernement Benkirane présente un TACM de 2,9% sur la période 2012-2016. Cette moyenne masque toutefois une forte dispersion. Des années de croissance relativement soutenue, comme 2013 avec 4,1% et 2015 avec 4,3%, alternent avec des années plus difficiles, notamment 2016, qui constitue le point bas du mandat avec seulement 0,5% de croissance.

Ce creux résulte en grande partie d'une sécheresse agricole sévère. L'agriculture représente une part de la valeur ajoutée nationale qui fluctue entre 9% et 10% selon les années pluviométriques, et ses oscillations se répercutent directement sur le taux de croissance global.

Le gouvernement PJD2 (El Othmani) enregistre le TACM le plus faible, à 2,3% sur la période 2017-2021. Ce résultat est largement lié au choc exceptionnel de 2020 provoqué par la crise sanitaire. Le rebond observé en 2021 correspond surtout à un effet de rattrapage après la forte contraction de l’année précédente, plutôt qu’à une dynamique de croissance sous-jacente pleinement rétablie.

En neutralisant les années 2020 et 2021 et en ne retenant que les trois premières années du mandat, le TACM s’établit à 3,7%.

Le gouvernement Akhannouch enregistre un TACM de 3,5% sur la période 2022-2025, soit une nette amélioration par rapport au mandat El Othmani et la meilleure performance observée depuis celle du gouvernement Istiqlal.

Dans le détail, après une croissance réelle de 1,8% en 2022, le rythme de l’activité s’est nettement accéléré, atteignant 3,7% en 2023, puis 3,8% en 2024, avant de s’établir à 4,6% en 2025. Cette dernière valeur constitue le taux le plus élevé enregistré, hors rebond post-Covid, depuis 2017.

Par ailleurs, si l’on retient la projection de croissance pour 2026, fixée à 5%, le TACM du gouvernement Akhannouch augmenterait à 3,8%.

Il convient néanmoins de replacer cette accélération dans son contexte. Certes, le gouvernement a sa part dans cette dynamique, mais la croissance enregistrée en 2024 et 2025, ainsi que celle attendue en 2026, tient aussi en partie à la conjoncture nationale, notamment à l’effort d’investissement public.

La décomposition du PIB indique que la croissance observée en 2024 et 2025 est largement soutenue par la formation brute de capital fixe, elle-même portée en grande partie par l’investissement public. Ce dernier affiche des taux de croissance à deux chiffres sur les deux années.

L'inflation : deux années de rupture, puis le retour au calme

Le Maroc a historiquement connu une inflation modérée, le plus souvent inférieure à 2%. Sous le gouvernement Abbas El Fassi, l’inflation annuelle moyenne a atteint 3,9% en 2008, un niveau élevé pour les standards marocains, dans un contexte marqué par la flambée internationale des prix des matières premières et la crise financière mondiale. Elle est ensuite retombée à des niveaux nettement plus contenus, autour de 1% ou moins sur le reste du mandat.

Les deux mandats du PJD se sont inscrits dans cette même trajectoire de faible inflation. Celle-ci est restée inférieure à 2% sur l’ensemble de la période, avec des pics limités à 1,6% en 2015 et en 2016, puis 1,9% en 2018.

Le mandat Akhannouch a en revanche marqué une rupture nette. L’inflation moyenne a atteint 6,6% en 2022 puis 6,1% en 2023, soit des niveaux sans précédent depuis de nombreuses années. Cette poussée inflationniste s’est ensuite rapidement atténuée.

L’inflation moyenne est revenue à 1% en 2024 puis à 0,8% en 2025, avec même des épisodes ponctuels de déflation en glissement annuel à la fin de 2025 et au début de 2026.

Bank Al-Maghrib projette une inflation moyenne de 0,8% en 2026. Cependant, au regard de la conjoncture mondiale, l’évolution de l’inflation au Maroc demeure difficile à prévoir. La guerre au Moyen-Orient a entraîné une forte hausse des prix de l’énergie, avec des implications importantes pour un pays importateur comme le Maroc.

Il convient toutefois de souligner que l’inflation ne peut pas être imputée directement aux seuls choix du gouvernement. Dans le cas du Maroc, elle dépend largement de facteurs externes. Cette sensibilité est renforcée par la forte dépendance énergétique du pays vis-à-vis des importations.

Le marché du travail : une fragilité structurelle

Le chômage est à la fois l’indicateur le plus politique et l’un des plus difficiles à imputer à un seul gouvernement. Il reflète certes la dynamique de croissance, mais aussi des structures sectorielles héritées, des chocs climatiques récurrents et des transitions démographiques dont les effets dépassent largement l’horizon d’un mandat.

Sous le gouvernement Abbas El Fassi, le taux de chômage national est resté globalement autour de 9%. Il a même légèrement reculé, passant de 9,6% à 8,9%.

Sous le gouvernement Benkirane, qui a hérité de ce taux bas, le chômage a fluctué, mais est demeuré lui aussi proche de 9%, avant qu’une tendance haussière ne commence à apparaître à la fin du mandat et ne se prolonge par la suite.

Avec le gouvernement El Othmani, le taux de chômage a franchi le seuil des deux chiffres en 2019, avant de bondir à 12,3% en 2021 sous l’effet du choc provoqué par la pandémie de Covid-19.

C’est toutefois sous le gouvernement Akhannouch que le chômage a atteint ses niveaux les plus élevés depuis le début des années 2000. Le taux s’est établi à 13% en 2023, puis à 13,3% en 2024, avant de revenir légèrement à 13% en 2025. Il faut souligner que les centaines de milliers de pertes d’emplois dans le milieu rural ont fortement aggravé le chômage.

Quatre gouvernements, une économie. Lecture comparative des performances macroéconomiques
Source : HCP.

Un autre angle d’analyse consiste à observer les créations nettes d’emplois. Sur cet indicateur, le gouvernement Abbas El Fassi a enregistré un solde net de 453.000 emplois, contre 132.000 sous Benkirane, 160.000 sous El Othmani et 94.000 sous Akhannouch mais uniquement sur quatre années. 

Il faut en effet préciser que les 94.000 emplois nets attribués au gouvernement Akhannouch couvrent uniquement la période 2022-2025. L’évaluation demeure donc partielle tant que le solde de 2026 n’est pas connu. On peut néanmoins noter que, si les précipitations exceptionnelles enregistrées cette année se traduisent par un regain de l’activité agricole, l’emploi pourrait en bénéficier, comme l’a souvent montré l’évolution passée des données marocaines.

Il convient aussi de souligner que les politiques publiques de l’emploi relèvent bien des gouvernements, mais une partie importante des destructions d’emplois au Maroc provient de l’agriculture, un secteur particulièrement exposé aux aléas climatiques et donc difficile à maîtriser directement par l’action publique.

De même, l’emploi ne dépend pas seulement de mesures ponctuelles. Il dépend aussi du niveau de formation, de l’adéquation entre les compétences et les besoins des entreprises, de la transformation structurelle de l’économie, de la montée en gamme de l’appareil productif et de la capacité à créer des activités plus intensives en travail qualifié. Or ces évolutions s’inscrivent dans un temps long. Elles ne se corrigent ni ne se construisent pleinement en cinq ans.

Déficit et endettement du Trésor

Sous El Fassi, le déficit s’est creusé progressivement, s’établissant à 5,4% du PIB en 2011, sous l’effet conjugué d’une facture de subventions aux produits de base, notamment les carburants, la farine et le sucre, qui a flambé avec les cours mondiaux. La dette passe ainsi de 41,2% du PIB en 2008 à 48,2% en 2011.

Quatre gouvernements, une économie. Lecture comparative des performances macroéconomiques

Le gouvernement Benkirane hérite ainsi de finances publiques fragilisées et engage une phase de consolidation. Il s’agit principalement de la réforme de la Caisse de compensation, avec la suppression progressive des subventions aux carburants entre 2013 et 2015. Le déficit recule ainsi de 6,2% du PIB en 2012 à 3,8% en 2015, avant de remonter légèrement en 2016. Par ailleurs, la dette continue toutefois de progresser et atteint environ 60% du PIB à la fin du mandat.

Sous El Othmani, le déficit reste d’abord relativement contenu, autour de 3,2% à 3,5 % du PIB entre 2017 et 2019. La pandémie rompt brutalement cette trajectoire. En 2020, le déficit bondit à 7,1% du PIB, soit le niveau le plus élevé de toute la période étudiée, tandis que la dette atteint 72,2% du PIB. En 2021, malgré une amélioration du déficit, le niveau d’endettement demeure élevé.

Sous Akhannouch, le déficit s’établit encore à 5,4% du PIB en 2022. La trajectoire s’améliore ensuite nettement, avec un déficit ramené à 3,5% du PIB en 2025. La dette recule, elle aussi, graduellement, passant de 71,4% du PIB en 2022 à 67,8% en 2024, première baisse depuis une vingtaine d’années. 

À noter que les chiffres de la dette pour 2025 n’ont pas encore été publiés par le ministère des Finances, qui n’a diffusé à ce stade que les données du premier semestre, insuffisantes pour mener une analyse complète.

Performances extérieures et attractivité

Sur le front extérieur, la lecture par gouvernement est globalement favorable au gouvernement actuel. La moyenne annuelle du ratio exportations sur PIB passe de 17,7% sous Abbas El Fassi à 20% sous Benkirane, puis à 23,3% sous El Othmani, avant d’atteindre 29,3% sous Akhannouch.

Quatre gouvernements, une économie. Lecture comparative des performances macroéconomiques
Source : Office des Changes.

Le pic a été atteint en 2022 avec un ratio de 32,1% du PIB, puis celui-ci s’est maintenu à un niveau historiquement élevé entre 2023 et 2025. La tendance est donc clairement ascendante d’un mandat à l’autre, même si le sommet de la série correspond à la première année du mandat actuel.

Cette progression renvoie à une montée en puissance graduelle de l’appareil exportateur marocain. Elle ne peut pas être attribuée à une seule équipe gouvernementale, car elle s’inscrit dans un temps long, celui de la transformation industrielle du pays et de la consolidation progressive de plusieurs filières exportatrices.

Le mandat Akhannouch apparaît ainsi moins comme le point de départ de cette dynamique que comme le moment où ses effets deviennent particulièrement visibles dans les agrégats.

Les recettes voyages suivent une trajectoire plus contrastée. Elles représentent en moyenne 6,7% du PIB sous Abbas El Fassi, 6% sous Benkirane et 4,9% sous El Othmani.

Ce recul durant le troisième mandat s’explique en grande partie par le choc de la pandémie, avec un point bas à 2,7% du PIB en 2021. D’ailleurs, si l’on excluait les années 2020 et 2021, la moyenne sous El Othmani s’établirait à 6,3% du PIB.

Sous Akhannouch, en revanche, le rebond est net. Les recettes voyages atteignent en moyenne 7,4% du PIB sur 2022-2025 et culminent à 8,1% du PIB en 2025, soit le niveau le plus élevé de toute la période 2008-2025. Les arrivées pulvérisent également les prévisions et vont de record en record.

Quatre gouvernements, une économie. Lecture comparative des performances macroéconomiques
Source : Office des Changes.

Les IDE présentent une dynamique plus stable. Leur ratio au PIB ressort à 3,4% sous Abbas El Fassi, 3,6% sous Benkirane, 2,9% sous El Othmani et 3% sous Akhannouch.

Les IDE sont en grande partie soumis à la conjoncture internationale. Pour la période El Othmani, si l’on exclut les années 2020 et 2021, la moyenne s’établirait à 3,2% du PIB. De même, sous le gouvernement Akhannouch, le durcissement monétaire engagé par la Fed et la BCE en 2023 a creusé l’écart avec le taux directeur au Maroc. Ainsi, les IDE ont enregistré une baisse spectaculaire de plus de 50% par rapport à 2022.

-oOo-

Ce qu’il faut retenir :

  • La meilleure performance en matière de croissance revient au gouvernement El Fassi, tandis que le gouvernement Akhannouch affiche un redressement net de l’activité sur la période récente.
  • L’inflation est restée globalement faible sous les gouvernements El Fassi, Benkirane et El Othmani. La vraie rupture intervient sous Akhannouch, avec le choc de 2022 et 2023, avant un retour rapide au calme.
  • Le marché du travail reste le maillon faible de l’actuel gouvernelent. Le chômage a progressé sur une longue période et atteint ses niveaux les plus élevés sous le gouvernement actuel.
  • Sur les finances publiques, les équilibres se détériorent surtout dans les périodes de choc, puis se redressent. La dette a commencé à reculer sous le gouvernement actuel, mais elle reste élevée.
  • Les exportations, les IDE et le tourisme affichent aujourd’hui leurs niveaux les plus forts de la période étudiée. Pour le tourisme, il s’agit de records historiques.

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