Medays 2013 : hivers arabes et marchés africains
Pour sa 6e édition, qui débute mercredi 13 novembre à Tanger, Medays consacrera de nombreux panels et débats aux sujets qui touchent le monde arabe et le développement économique en Afrique.
Cette année, la manifestation de rencontres et de débats sur les sujets de la géopolitique et de l’économie internationale qu’organise chaque année l’Institut Amadeus compte notamment passer en revue la thématique «des hivers arabes» et celle «des affaires en Afrique».
Près de 3 ans après les renversements de régime en Tunisie, en Libye et en Egypte, dresser un bilan de cette période post-révolutionnaire est pertinent. Tout comme l’évaluation des menaces islamistes ou autoritaires qui menacent des processus voulus notamment au départ pour lutter contre la prépondérance du religieux et du militaire dans les sociétés politiques concernées.
Sur les objectifs du forum, le président-fondateur Brahim Fassi-Fihri souhaite maintenir «la volonté de débattre sans détours de certaines thématiques». 130 intervenants de 80 pays différents sont attendus à Tanger entre les 13 et 16 novembre prochains, dont plusieurs personnalités arabes, africaines et occidentales.
Parmi ceux-ci, on compte des diplomates onusiens et arabes, le Palestinien Saeb Erekat et des diplomates turcs et grecs mais également des chefs d’entreprises français, des professeurs d’universités américains, le chercheur François Burgat et des banquiers marocains tel qu’Ismail Douiri d’Attijariwafa bank.
L’Afrique au cœur des débats
«Quelles émergences dans un monde instable ?», tel est le thème de cette 6e édition. A ce titre on parlera du rôle des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) qui représentent aujourd’hui 40% du PIB mondial et autant pour la population, des défis énergétiques et de l’islam politique.
L’Afrique sera abordé au cours de ces Medays sous l’angle du continent économiquement émergent et de ses Etats émergents, notamment l’Afrique du Sud et le Nigéria, mais également à travers un séminaire de 4 séances s’étalant sur 4 demi-journées sur le thème : «Comment faire des affaires en Afrique ?»
Avec ses ressources naturelles, ses façades maritimes et sa population appelée à doubler d’ici 2050 pour atteindre 1,5 milliards d’habitants, l’Afrique est devenue la nouvelle frontière économique et géopolitique pour les multinationales et les Etats.
La concurrence y fait rage : des Etats comme la Chine, l’Inde, les Emirats arabes unis et la Turquie investissent le terrain avec une importante agressivité diplomatique et commerciale, tout comme des banques marocaines, des promoteurs immobiliers ou des entreprises du BTP.
Ainsi, une analyse de l’Institut Amadeus réalisée par Soraya Oulad Benchiba révèle à ce sujet que «la Chines’impose comme un géant de l’investissement en Afrique avec plus de 75 milliards de dollars investis dans les secteurs du transport, l’énergie, les mines et l’immobilier entre 2000 et 2011, ce qui équivaut à 1/5 du total des investissements». En tête des destinations prisées par la Chine figurent la Nigéria, l’Algérie, l’Afrique du Sud et l’Ethiopie.
A noter que Medays permet à tout un chacun d’assister et de participer aux débats du forum de manière gratuite. Il suffit pour cela de s’inscrire sur le site de l’Institut Amadeus.
Nouveauté de l’année 2013, le séminaire payant sur «How to do business in Africa ?» est particulièrement destiné aux banquiers et aux hommes d’affaires. Medays compte désormais monnayer son expertise et sa matière grise, notamment pour commencer à disposer de ressources autonomes et pas uniquement compter sur les sponsors et les partenaires fortement sollicités depuis 6 ans.
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