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Zone euro: vers la fin des plans d'aide irlandais et espagnol

L’Irlande et l'Espagne s'apprêtent à sortir de leurs plans d'aide respectifs, obtenus au plus fort de la crise, permettant à la zone euro de tourner une page même si de nombreux problèmes demeurent, notamment en Grèce.  

Zone euro: vers la fin des plans d'aide irlandais et espagnol
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Le 15 novembre 2013 à 11h32 | Modifié 15 novembre 2013 à 11h32

"Les Irlandais et les Espagnols sont passés par une période difficile, mais j'ai confiance dans le fait que leurs efforts seront payants", a commenté le chef de file de la zone euro, Jeroen Dijsselbloem lors d'une conférence de presse à l'issue d'une réunion des ministres des Finances à Bruxelles.

Le gouvernement irlandais a été le premier jeudi à annoncer qu'il quitterait le programme d'aide de l'Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI) le 15 décembre, et ce "sans facilité de crédit de précaution pré-arrangée", c'est-à-dire sans filet de sécurité. Les conditions de marché sont favorables et les finances publiques du pays sont sous contrôle, a affirmé le ministère des Finances

L’Irlande sera donc le premier pays de la zone euro sous assistance financière à s'affranchir de l'aide de ses partenaires et à retrouver sa totale indépendance économique et financière. Le pays envisage de retourner sur les marchés en janvier-février, a précisé le ministre des Finances, Michael Noonan.

Cette annonce a été immédiatement saluée par les institutions formant la troïka et rassemblant les bailleurs de fonds du pays. "La sortie du programme va envoyer un signal très clair aux marchés et aux prêteurs internationaux sur le fait que l'effort d'ajustement entrepris en Irlande a payé", a estimé le commissaire européen en charge des Affaires économiques, Olli Rehn.

"Bien que des incertitudes demeurent en Europe et pour l'économie mondiale de façon plus générale, l'Irlande est dans une position forte sur le marché de la dette et a un matelas de sécurité important", a estimé le Fonds monétaire international (FMI).

Au bord du gouffre après l'implosion de la bulle immobilière et le sauvetage de ses banques, Dublin avait été contrainte fin 2010 d'appeler à la rescousse ses partenaires européens et le FMI. L'ancien "tigre celtique" avait obtenu un plan de 85 milliards d'euros.

Devant des parlementaires, le Premier ministre, Enda Kenny, a déclaré que son pays allait "clairement dans la bonne direction", même s'il restait "encore un long chemin à faire".

Présent à Bruxelles, le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a estimé que l'horizon se dégageait pour la zone euro.

L’Espagne a en effet elle aussi annoncé jeudi son désir de sortir en janvier de son programme d'aide, là encore sans filet de sécurité. Une décision aussitôt approuvée par les ministres des Finances de la zone euro.

L'aide fournie par le fonds de soutien de la zone euro, le MES, "s'est avérée efficace pour traiter les fragilités du système financier" espagnol. "La situation générale du secteur bancaire espagnol s'est significativement améliorée", a indiqué l'Eurogroupe dans communiqué.

La quatrième économie de la zone euro avait été frappée doublement en 2008 par l'éclatement de sa bulle immobilière et le démarrage de la crise financière internationale. Le pays s'était vu octroyer au printemps 2012 une aide de 41,3 milliards d'euros pour venir en aide exclusivement à son secteur bancaire.

Le ministre espagnol, Luis De Guindos, a rappelé lors d'une conférence de presse que la situation de son pays était différente de celle de l'Irlande car Madrid a continué de se financer sur les marchés pendant la période où elle a bénéficié d'une aide.

Mais ces bonnes nouvelles ne doivent pas cacher des problèmes persistants de la zone euro, comme l'illustre le cas grec, mais aussi une croissance qui ne parvient pas à décoller. La situation de la Grèce, premier pays à avoir eu besoin d'un programme d'aide au printemps 2010, reste très incertaine. La zone euro a demandé avec insistance jeudi à Athènes de mener les réformes prévues et de combler l'écart budgétaire prévisible pour 2014 et 2015.

Quant à la reprise annoncée au printemps, elle a montré de sérieux signes d’essoufflement cet été, en raison d'un ralentissement de l'économie allemande et du repli surprise de l'activité en France.

(par AFP)

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Le 15 novembre 2013 à 11h32

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