Les ventes de l’immobilier reculent de 17,6% en un trimestre
La tendance baissière se confirme dans l’immobilier. Selon le dernier baromètre de Bank Al Maghrib, les ventes ont reculé de 5,3% en glissement annuel et de 17,6% par rapport au trimestre précédent. Seule Tanger arrive à tirer son épingle du jeu.
La baisse de 1,9% des actifs immobiliers n’est qu’une moyenne qui ne reflète pas le comportement de l’ensemble des segments de la filière.
Prenons par exemple les prix des biens résidentiels. Dans leur globalité, ces derniers ont enregistré une croissance annuelle de 0,5% après celle de 1,4% un trimestre auparavant.
Cependant, comparativement avec la même période de l’année écoulée, les prix des maisons et des villas ont accusé des baisses respectives de 1,2% et 4,1%. D’un trimestre à l’autre, les prix des appartements et des maisons ont connu des diminutions de 0,1% et 3,9%. Tendance inverse pour les villas dont les prix ont augmenté de 1,6%.
Concernant les prix des biens fonciers, ils ont évolué de 0,4% en rythme annuel et régressé de 5,8% d’un trimestre à l’autre. Ceux des biens commerciaux ont, pour leur part, progressé de 0,4% en glissement annuel et de 3,5% d’un trimestre à l’autre.
Et là encore, une ventilation par ville s’impose. Ainsi, en dehors d’El Jadida et Kénitra, où les prix se sont repliés respectivement de 3% et 3,8%, au niveau des autres villes, la tendance annuelle a été à la hausse, variant entre 0,4% à Meknès et 6% à Oujda.
Des ventes en berne
A l’exception des villas qui ont enregistré un accroissement de 6% par rapport à la même période de l’année précédente, le nombre de transactions des biens résidentiels (71,7% de l’ensemble des ventes des biens immobiliers) a accusé une baisse aussi bien annuelle que trimestrielle.
Représentant 65,2% du nombre de transactions au cours de ce trimestre, le nombre d’appartements vendus a régressé de 4,6% d’une année à l’autre et de 17,2% sur un trimestre, s’établissant à 15.486. Celui des maisons s’est établi à 1128, en recul de 20,4% en glissement annuel et 19,2% d’un trimestre à l’autre.
Ceci dit, ce sont les transactions des biens fonciers qui ont accusé la plus forte baisse : 6,8% sur un an et 18,3% sur un trimestre.
Dans le lot, Casablanca, Tanger et Marrakech continuent d’accaparer le gros du marché avec des parts respectives de 30%, 19% et 10%.
Cependant, Tanger fait la différence avec une hausse trimestrielle de 26%. Une exception au vu d’une tendance baissière partout au Maroc. La plus forte diminution a tout de même été enregistrée à El Jadida avec 26% de ventes en moins qu’au trimestre précédent.
L’immobilier commercial suit la tendance annuelle du marché
Globalement, les prix y ont augmenté de 3,5% sur un trimestre et de 0,4% en glissement annuel. Par contre, les ventes y ont progressé de 4,6% en glissement annuel et diminué de 19% d’un trimestre à l’autre. Leur comportement a donc été en partie en corrélation avec celui du marché. Mais là aussi, il faudra faire la différence entre locaux commerciaux et bureaux.
Dans le premier segment, les prix ont augmenté de 0,1% par rapport à l’année précédente et de 3,1% d’un trimestre à l’autre. Parallèlement, le volume de transactions s’est accru de 3,2% comparativement à l’année précédente, mais baissé de 16,9% sur un trimestre.
Au niveau des bureaux, les prix se sont accrus de 3,4% en glissement annuel et de 8,9% d’un trimestre à l’autre. Côté transactions, la tendance mitigée, soit une progression de 16,9% sur un an et une diminution de 32,4% d’un trimestre à l’autre, soit la plus forte baisse dans le secteur.
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