Tunisie: 50 policiers blessés dans les violences mercredi
Cinquante policiers ont été blessés dans les violences mercredi à Siliana, une ville située à 150 km au sud-ouest de Tunis où une grève a dégénéré en heurts, a annoncé le ministère de l’Intérieur jeudi.
« Cinquante agents ont été blessés à divers degrés dans les troubles, ils souffrent notamment de fractures », a indiqué le ministère, en précisant que "deux ont été grièvement blessés ». Il a aussi fait état de véhicules de la police et de bâtiments publics et privés endommagés. Les policiers « ont pu contrôler la situation en n'utilisant les gaz lacrymogènes que dans les cas d'extrême gravité », a ajouté le ministère, qui a assuré que des poursuites seront « engagées contre tous ceux qui ont participé ou incité aux troubles ».
Une source à l'hôpital de Siliana avait précédemment indiqué à l'AFP que 32 personnes, dont 30 policiers, avaient été soignées mercredi pour des blessures superficielles. Dans sa première réaction après ces violences, le chef du gouvernement, l'islamiste Ali Larayedh, a dit jeudi à l'antenne des médias tunisiens « regretter qu'on incendie, qu'on agresse des agents des forces de l'ordre, qu'on saccage ou qu'on tente d'envahir des institutions ». Dans les rues de Siliana, les traces des affrontements entre jeunes et policiers étaient visibles jeudi matin: arbres calcinés, panneaux d'indications arrachés, restes de barricades et projectiles jonchaient le sol.
Gouvernement accusé de tous les maux
Des dizaines de jeunes ont attaqué les forces de l'ordre mercredi après-midi, alors que la région observait une grève générale pour marquer le 1er anniversaire de la violente répression d'un mouvement social qui avait fait plus de 300 blessés. Les heurts ont continué jusque tard dans la nuit, mais jeudi le calme est revenu, le grand marché hebdomadaire y fonctionnant normalement. Trois régions tunisiennes ont été paralysées mercredi par des grèves pour dénoncer entre autres les disparités de développement, la misère et le chômage, facteurs clés de la révolution de 2011. Outre Siliana, des violences ont éclaté à Gafsa (centre), région minière très pauvre où les bureaux du parti islamiste Ennahda au pouvoir ont été incendiés.
L'économie tunisienne est minée par les conflits sociaux à répétition, l'essor de violences jihadistes et l'absence d'institutions pérennes depuis près de trois ans. Cette situation est aggravée par une crise politique qui paralyse le fonctionnement du pays depuis l'assassinat en juillet d'un opposant, attribué à la mouvance jihadiste. Le gouvernement, dirigé par Ennahda, s'est engagé fin octobre à démissionner pour sortir de l'impasse, mais il est toujours en place, islamistes et opposants ne parvenant pas à s'entendre sur le nom d'un Premier ministre indépendant.
(Avec AFP)
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