Les dissidents de l’Istiqlal tiennent leur congrès national
Le courant contestataire Bila Hawada a tenu son 1er conseil national samedi 14 décembre. Pas de transformation de l’association en parti politique marocain, mais une réunion qui ne fait que confirmer un divorce consommé avec l’Istiqlal de M. Chabat.
Après le conseil constitutif de l’association tenu le 23 novembre, Bila Hawada franchit une nouvelle étape. Le mouvement, qui s’est réuni dans une salle prêtée par la wilaya de Rabat, s’est doté de structures décisionnaires grâce au vote d’une centaine de conseillers nationaux qui ont porté à sa tête la 1ère présidente du conseil national : Latifa Bennani Smirès.
Ce courant insiste pour accoler au nom de son association (Bila Hawada li difaa atawabit) l’appellation Istiqlal dans le but de continuer à se prévaloir de l’aura du plus ancien et premier parti marocain.
Joint par Médias 24, Anas Bensouda, un des 2 militants à l’origine de la plainte pour invalider l’élection de M. Chabat à la tête du PI, affirme que Bila Hawada reste une association jusqu’à nouvel ordre, mais que son courant a bon espoir de triompher par voie de justice de l’absolutisme du secrétaire général du PI.
Abdelouahed Al Fassi confirme lui aussi que la première bataille judiciaire gagnée par son courant ouvre la porte à une possible invalidation de l’élection de M. Chabat comme SG et qu’à titre personnel il reste jusqu’à nouvel ordre coordinateur général de Bila Hawada.
Il est par contre surprenant que personne à l’Istiqlal ne veuille prendre le risque de commenter la tenue du conseil national de Bila Hawada avant que le SG ne le fasse. M. Bensouda prétend que cela tiendrait au fait que M. Chabat tient à régler ses comptes en personne et extrapole en affirmant que tout le monde au sein de l’Istiqlal est enchaîné à son SG par des dossiers ou par des intérêts communs.
La seule personne de l’Istiqlal qui a accepté, sous couvert d’anonymat, de nous répondre affirme que ce courant est voué à l’échec car il ne dispose pas d’assises matérielles (locaux et finances).
M. Chabat et les siens ont mal vécu la décision du 9 décembre de la Cour d’appel de casser le verdict du tribunal d’instance qui avait rejeté la plainte du 9 janvier 2013 des amis du docteur Al Fassi.
Dans un premier temps, M. Chabat s’était réjoui de la décision préliminaire du tribunal d’instance en déclarant qu’elle rendait justice à la démocratie interne dont avait fait preuve son parti lors de son 16ème congrès. Cet enthousiasme a été quelque peu douché par l’ouverture de l’enquête préliminaire concernant les circonstances « troubles » de son élection à la tête du PI qui a finalement été jugée recevable.
La date du 20 janvier prochain, correspondant à la prochaine audience du tribunal administratif qui instruira le recours pour invalider l’élection de M. Chabat, devait sans aucun doute être sur toutes les lèvres lors de la réunion de Bila Hawada de samedi.
Si les contestataires de Bila Hawada jugent que la ligne politique du fondateur du PI Allal Al Fassi a été dévoyée par le nouveau SG, ce dernier ne se gêne pas pour dire tout le mal qu’il pense du fils du zaïm et de ses amis sécessionnistes.
Respectant l’adage qui veut que les ennemis de mes ennemis sont mes amis, il semble que le ministre en exercice Mohamed Al Ouafa, exclu du PI par M. Chabat, soit en passe de rejoindre le courant des contestataires de l’Istiqlal. S’il n’était pas présent lors du 1er conseil national de Bila Hawada, sa femme et celle de Nizar Baraka étaient elles bien de la partie.
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