Loi de Finances : Ce qu’en pensent les professionnels du BTP
A l’unanimité, promoteurs immobiliers et professionnels du BTP, désignent le logement pour la classe moyenne comme la disposition phare de l’année 2014. Ils attendent tout de même de voir les résultats des négociations en cours.
En posant la question à de nombreux intervenants du secteur du BTP au Maroc, afin de savoir ce qu’ils retiennent de la loi de Finances 2014, presque sans réfléchir, le dispositif relatif au logement pour les classes moyennes revient dans toutes les réponses.
Selon eux, il s’agit sans équivoque de la principale mesure ayant marqué cette loi de Finances. Le fait d’accepter en partie la demande des promoteurs immobiliers ramenant ainsi le prix de vente au m2 à 6.000 DH HT au lieu des 6.000 DH TTC en vigueur en 2013, le ministère des Finances donne des chances à ce type de logement de voir enfin le jour.
En effet, si une telle réaction peut s’avérer toute somme attendue de la part des promoteurs immobiliers, le cas est différent quand il s’agit des opérateurs du BTP. Et pourtant, ils se joignent aux professionnels de la pierre en espérant que ce produit boostera leur filière.
“Nous n’avons pas obtenu gain de cause en matière de suppression des taxes parafiscales sur les matériaux de construction. Sur d’autres fronts, nous attendons de voir les résultats de la nouvelle mesure mise en place par le ministère de l’Equipement et consistant à exiger des certificats de traçabilité du sable pour tout chantier de l’Etat. Les premiers effets de cette disposition ne seront pas visibles avant un an“, lance d’emblée David Tolédano, président de la Fédération des matériaux de construction.
Et d’ajouter, “toutefois, nous misons beaucoup sur le logement réservé à la classe moyenne pour redresser un peu la barre. Mais j’avoue que pour l’instant, nous sommes purement dans l’espoir“.
D’ailleurs, il n’est pas le seul à émettre des réserves. Selon une source dans le secteur de la promotion immobilière, “rien n’est gagné d’avance. Al Omrane a certes ouvert le bal en annonçant son programme de réalisation de logements de ce type, mais il s’agit bel et bien du secteur public qui a une logique différente du privé“, confie notre source.
Et de poursuivre: “S’il n’y a pas de dérogations urbanistiques permettant une verticalité allant jusqu’à R+7 ou R+8, seuls les promoteurs immobiliers qui disposent d’ores et déjà de terrains avec une valeur historique pourront adhérer au programme“.
Pour le moment, les négociations vont bon train avec le ministère de tutelle afin de trouver un compromis aussi bien concernant le foncier que le cahier des charges dans sa globalité.
Par ailleurs, du côté des promoteurs immobiliers, outre le dispositif pour la classe moyenne, jugé plutôt favorable, une autre mesure est à souligner. Il s’agit de la suppression de l’exonération sur le revenu locatif en favorisant un abattement de 40%.
“Cela pénalise fortement l’investissement dans le secteur du locatif. Nous ne comprenons pas la logique qui a motivé une telle décision d’autant plus que la loi sur le locatif vient d’entrer en vigueur et qu’elle vise l’encouragement de ce secteur en mal de confiance“, souligne Iqbal Elkettani, directeur délégué de la Fédération nationale des promoteurs immobiliers.
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