«Marrakech, cité du renouveau permanent»: les détails
Approuvé fin 2010, le projet vise grand, mais Fatima Zahra El Mansouri, maire de la ville, se veut confiante quant à son exécution.
Le nouveau projet de la ville ocre, «Marrakech, cité du renouveau permanent», lancé lundi 6 janvier, nourrit de bien grandes ambitions. Un nouveau plan d'aménagement urbain, de nouveaux établissements d'enseignement, des hôpitaux, un conservatoire de musique, des musées pour promouvoir l'art populaire et le livre… Autant dire que Marrakech connaîtra une métamorphose. Un dessein Kafkaïen? Que nenni ! nous rétorque Fatima Zahra El Mansouri. «Il est tout à fait réalisable.»
Mais comment a-t-on déterminé la nature le programme ? «Nous avons donné la parole aux habitants de la ville lors des réunions que nous avons tenues», répond Fatima Zahra El Mansouri, maire de Marrakech, qui ne cache pas sa fierté d'avoir donné voix au chapitre aux Marrakchis.
C'est que le travail avait commencé bien avant: «La mairie a mis les bouchées doubles dès que le projet a été approuvé, fin 2010. C'est normal qu'il ait remporté l'adhésion d'autant d'intervenants», se félicite la mairesse Pamiste.
Et on ne lésine pas sur les moyens: ce ne sont pas moins de 6 milliards de DH qui seront déboursés d'ici 2017, année au cours de laquelle tous les projets devront être réalisés.
Neuf ministères vont devoir mettre la main à la pâte, et principalement le ministère de l'Intérieur et la Régie Autonome de Distribution d'Eau et d'Electricité de Marrakech (Radeema) qui décaisseront, chacun, 1,6 milliard de DH.
La mairie, elle, déboursera la modique somme d'un milliard de DH, dont la plus grosse partie proviendra de ses fonds propres. En a-t-elle les moyens? «Nous avons réussi à doubler notre budget en l'espace de quatre ans. Là, nous avons atteint un excédent de 150 millions de DH», rétorque-t-elle, non sans satisfaction.
Mais une question se pose : les intervenants étant nombreux, à qui le suivi du programme incombera-t-il? «Un comité de pilotage verra bientôt le jour afin de veiller au bon déroulement du programme. Mais, c'est naturellement la wilaya et la mairie qui endossent la responsabilité de s'enquérir de l'état d'avancement de son exécution», précise Fatima Zahra El Mansouri. Voilà qui est clair !
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