Alerte météo vendredi: l’étrange passivité des autorités
La côte atlantique du Maroc risque d'être frappée cette nuit par des vagues de cinq à six mètres. La protection civile de Casablanca affirme pourtant n’avoir rien prévu. Sa réponse : "Que Dieu nous protège ! Lui seul en est capable."
Une houle puissante, accompagnée de vents violents, est susceptible de se produire dans la nuit de vendredi 17 à samedi 18, vers 3 heures. "Les vagues atteindront cinq à sept mètre, à la suite d'une dépression au large de l'Atlantique", explique à Médias 24 le service communication de la direction de la météorologie nationale.
Une houle comparable à celle qui a balayé la côte le 6 janvier, provoquant d'importants dégâts matériels. En pareille situation, le bon sens voudrait qu'un dispositif de sécurité soit mis en place. Mieux vaut prévenir que guérir, dit le vieil adage ! Sauf que le risque ne semble pas revêtir une importance capitale pour la protection civile de Casablanca, qui, contactée par nos soins, dit n'avoir rien prévu. Après de nombreuses relances, nous avons eu, pour toute réponse, ceci : "Que Dieu nous protège ! Lui seul en est capable".
Dans la bouche d'un chef de la protection civile, dont le rôle premier est, en vertu du dahir du 30 avril 1955, d'organiser, d'animer et de coordonner "la mise en œuvre des mesures de protection et de secours des personnes et des biens lors d'évènement calamiteux et de catastrophes", on ne peut qu'être atterré. "Tâchez quand même de lire al Fatiha", poursuit notre Jacques le Fataliste.
Joint par nos soins, l'hôtel Tropicana, qui a subi de plein fouet les vagues de la première semaine de janvier, dit n'avoir reçu aucune consigne. "Que pouvons-nous faire face à la volonté de Dieu", s'interroge une demoiselle de l'accueil. Levons les mains au Ciel !
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