Soupçons d’entente dans le marché de nettoiement à Casablanca
Les offres financières de deux candidats sèment le doute sur un éventuel accord entre ces deux grands connaisseurs du nettoiement à Casablanca. Selon l’élu PJD Rachid Jkini, les termes de l’appel d’offres favorisent de telles pratiques.
A quelques jours de la désignation finale des adjudicataires pour les quatre lots relatifs au nettoiement de la ville de Casablanca, des doutes planent sur d’éventuelles ententes entre Tecmed et Sita, les deux faisant partie des trois soumissionnaires à l’appel d’offres lancé par la mairie.
C’est l’élu PJD Rachid Jkini qui a soulevé la question en comparant les offres financières des candidats, contraints par ailleurs de soumissionner aux quatre lots, selon les exigences du cahier des charges élaboré par la ville. «Dans les offres de Tecmed et Sita, on remarque que l’écart est toujours important, et ce pour les quatre lots.
Le cas d’Averda, qui tente sa première chance à Casablanca, est différent dans la mesure où son offre est toujours proche de l’une des deux autres soumissionnaires», nous déclare Rachid Jkini. Notons à cet effet qu’Averda est présente à Rabat et Nador. Elle est maintenant en course avec deux grands connaisseurs de la métropole.
Les chiffres sont édifiants: pour le premier lot (Anfa), Averda propose 134MDH, contre 136MDH pour Tecmed et 179 pour Sita. Prenons un autre exemple, dans le deuxième lot (Hay Hassani), Averda propose 133MDH contre 136MDH pour Tecmed et 159MDH pour Sita ! La tendance est pareille dans le cadre du quatrième lot (Ain Sbaa-Hay Mohammadi) où Averda propose 134MDH, Tecmed 136MDH et Sita 179MDH. Seul le troisième lot (Fida) présente une petite exception : l’offre financière d’Averda est de 103MDH contre 118MDH pour Sita et 126MDH pour Tecmed.
«On ne peut pas prouver qu’il ya eu entente, mais on peut facilement le déduire à partir des offres proposées dans les différents lots. Et même si on pouvait le prouver, serait-ce interdit du moment qu’il s’agit de simples propositions?!», conclut Rachid Jkini. Et d’ajouter, «nous avions tiré la sonnette d’alarme au moment de la préparation des appels d’offres. Nous sommes convaincus que le seul moyen d’éviter les ententes est d’ouvrir la concurrence au plus grand nombre. Or, l’appel d’offres tel qu’il a été formulé est très restrictif».
En effet, parmi les conditions à remplir pour pouvoir se porter candidats: justifier d’un chiffre d’affaires supérieur à 300MDH et soumissionner aux quatre lots. «La ville a jugé important de relever le niveau des exigences afin d’avoir affaire à des sociétés solvables, avec des références solides », précise M.Jkini. «Toutefois, cela a un coût. Les nouveaux contrats coûteront plus cher à la ville que les précédents».
Pour l’instant, tout reste encore à jouer. Il est prévu de démarrer les négociations dans les jours à venir. Il sera possible de faire baisser les prix en réajustant certains détails techniques. La baisse des prix pourrait atteindre les 10%. Pas plus, selon l’élu.
Par ailleurs, une deuxième remise sur les prix peut être envisageable. Elle concerne notamment les opérateurs qui remporteront plus d’un lot. Son montant demeure le fruit de la négociation préalable avec la ville.
Les négociations devront aboutir avant fin février. Les nouveaux contrats du nettoiement devront entrer en vigueur début mars.
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