Adieu commissaire!
Le commissaire Ahmed Ouachi est inhumé ce mercredi à Khmisset au Maroc. Libre depuis l’an 2000, suite à son implication dans l’affaire Tabit, il a mené une vie paisible depuis cette date.
Ahmed Ouachi s’est éteint mardi 11 février à Casablanca, la maladie l’avait peu à peu affaibli. Sa dépouille a été rapatriée à Khmisset, sa ville natale. Il est inhumé ce mercredi 12 février à l’issue de la prière de addohr.
Ce natif de 1937 a intégré les forces de polices en 1956. Un juriste, formation qu’il a complétée par un doctorat en sciences politiques. D’une grande discrétion durant ses années de service, les dernières fonctions qu’il a occupées étaient celles de commissaire de Hay Mohammadi Aïn Sebaa.
L’éclatement de l’affaire Tabit l’avait rendu tristement célèbre. Un dossier ouvert en 1993 dont le procès fut bouclé en 25 jours. Un traitement expéditif record, au terme duquel il avait écopé d’une peine à perpétuité.
Il fut accusé de destruction de documents publics, de falsification, d’entrave à la justice, de complicité dans un bris de scellés et de non-dénonciation. Des motifs qui aujourd’hui ne convaincraient aucun juge. La période de gloire de Driss Basri battait son plein. Et puis, l’affaire Tabit était tellement révoltante, qu’il fallait en finir au plus vite. Plus de têtes tombent, mieux c’est !
Gracié en 2000, parmi les 864 détenus libérés à l’occasion de Aïd Al Adha, il avait repris une vie normale auprès des siens. A sa sortie de prison, il était un homme serein. Il a gardé toutefois des séquelles de son incarcération : son ami Abdeslam Bekkali, officier, est mort dans ses bras en prison et lui-même avait perdu sa mère.
On garde aujourd’hui, l’image d’un agent d’autorité pour qui la sécurité était une vocation, dont la carrière a été brisée, par une affaire dont les ficelles restent toujours difficiles à dénouer.
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