Le Roi au Mali: une médiation prudente
La première étape de la tournée royale en Afrique sera la plus difficile. Il s'agit de Bamako et de la réconciliation nationale malienne entre les autorités officielles du pays, soucieuses de l'unité et le MNLA.
A la veille de son arrivée au Mali, première étape de sa tournée africaine, le Roi Mohammed VI a eu lundi un entretien téléphonique avec le président Blaise Compaoré, Chef d’Etat du Burkina Faso, indique un communiqué du cabinet royal cité par la MAP. L’entretien a porté sur la question malienne.
Le Souverain et le Président burkinabé ont, à cette occasion, évoqué les objectifs de réconciliation nationale et de développement au Nord du Mali, dans le strict respect de l'intégrité territoriale et de l'union nationale maliennes.
Le Roi, ajoute le communiqué, a rappelé “le rôle louable joué par la Cedeao et son médiateur, le Président Blaise Compaoré, dans le retour à la stabilité et au rétablissement de l'ordre constitutionnel au Mali frère“, à la faveur notamment de l'accord de Ouagadougou de juin 2013.
Pour sa part, le Président burkinabé a “loué les efforts majeurs déployés, dans le même sens, par le Souverain et les initiatives royales menées, en relation avec Ibrahim Boubacar Keita, Président du Mali, pour la réalisation du dialogue inclusif prévu et de la réconciliation nationale souhaitée, en vue de parvenir au règlement définitif et satisfaisant de la situation au Nord du Mali, au bénéfice de la stabilité et du progrès dans ce pays frère“, conclut la même source.
La réconciliation au Nord-Mali sera le sujet fort de la visite du Roi. Le 31 janvier, Mohammed VI avait reçu à Marrakech Bilal Ag Chérif, le secrétaire général du MNLA. Le MNLA est un acteur politique majeur dans le Nord du Mali. Selon nos informations, le MNLA a souhaité une médiation marocaine en vue d’une solution définitive dans cette région. Mais le Maroc ne pouvait pas accepter cette mission car une médiation officielle est menée par le Burkina Faso. et d'autre part, ne pouvait refuser non plus ses bons offices.
Mais le Maroc n’a à aucun moment utilisé le terme médiation, préférant parler de conversations et de bons offices, car c’est le président du Burkina Faso qui a été chargé d’une mission de médiation par la Cedeao. Cette mission de médiation burkinabé a été remise en question par le Mali qui a accusé le médiateur de partialité.
Mohammed VI qui semble avoir la confiance des deux parties, MNLA et le Mali, consacrera donc une bonne partie de son séjour malien à cette question délicate mais décisive pour la région, dans une mission de médiation qui ne dit pas son nom.
à lire aussi
Article : Casablanca Stock Exchange. Despite Strait of Hormuz jitters, the MASI wipes out its losses
After falling 12% in just a few sessions in late February and early March, the Casablanca index gradually erased its losses and is now trading near key technical levels.
Article : Travaux LGV : l’ONCF adapte la desserte ferroviaire de Marrakech du 21 au 23 avril
Afin d’accompagner les travaux de la LGV, l’ONCF a annoncé le transfert temporaire du terminus des trains Al Atlas à la gare de Sidi Ibrahim, avec des navettes par autocars pour les voyageurs.
Article : Alerte météo. Averses orageuses localement fortes et temps chaud dans plusieurs provinces ce lundi 20 avril 2026
Des averses orageuses localement fortes et un temps chaud sont prévus, ce lundi 20 avril 2026, dans plusieurs provinces du Royaume, a indiqué la Direction générale de la météorologie (DGM).
Article : Socafix, la descente aux enfers du champion de l’équipement automobile se poursuit
L’équipementier automobile Socafix vient d'être condamné au profit de Bank of Africa et ce, à quelques mois après l’échec d’une tentative d’ouverture de procédure collective. Depuis deux ans, l’entreprise fait face à une multiplication d’actions judiciaires, sur fond d’un projet d’investissement public de 110 MDH dont l’issue reste inconnue.
Article : El Niño 2026 : pourquoi son impact sur le Maroc est largement surestimé
L’Organisation météorologique mondiale prévoit une transition vers le phénomène El Niño entre mai et juillet 2026. Alors que le débat sur son influence climatique resurgit, la Direction générale de la météorologie (DGM) souligne que son impact sur le Royaume demeure limité, loin de certaines idées reçues.
Article : Bourse de Casablanca. Malgré les secousses liées au détroit d’Ormuz, le MASI efface ses pertes
Après une chute de 12 % en quelques séances fin février-début mars, l’indice casablancais a progressivement comblé ses pertes, évoluant désormais au contact de seuils techniques décisifs.