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Les loueurs de voitures s’organisent pour moderniser la profession

Les associations régionales des sociétés de location de voitures sans chauffeur du Maroc se regroupent en fédération. Ils demandent au ministère des Transports la refonte du cahier des charges de la profession.  

Les loueurs de voitures s’organisent pour moderniser la profession
Imane Azmi
Le 2 mars 2014 à 11h57 | Modifié 2 mars 2014 à 11h57

Les loueurs de voitures s’organisent. Depuis mercredi 26 février, l’Association des entreprises de location d’automobile sans chauffeurs au Maroc (Alascam) a signé une convention avec les associations régionales. Objectif : créer d’une fédération de l’ensemble des opérateurs.

La tenue prochainement d’une assemblée générale donnera le coup d’envoi de la fédération. « Après la signature de la convention des associations régionales, il nous reste à déposer le dossier auprès des autorités et ratifier les statuts. Ce n’est qu’une question de jours », explique Tarik Chmity, directeur général de l’Alascam. « Il s’agit pour nous de conformer nos statuts avec ceux de la Confédération nationale du tourisme », indique-t-il. L’Alascam possède deux sièges au sein du conseil d’administration de la CNT.

Les sociétés de location de voitures sans chauffeurs portent cette double casquette : opérateurs touristiques et transporteurs. « Nous désirons être considérés comme un opérateur touristique. D’ailleurs, les touristes représentent le gros de notre clientèle et de ce fait bénéficient des mesures fiscales accordées à ce secteur », confie Tarik Dbilij, président de l’Alascam.

Le secteur des opérateurs de l’Alascam représente 4 MMDH de chiffre d’affaires et enregistre 5.000 agréments d’exercice délivrés par le ministère de tutelle, en l’occurrence celui des Transports. Près de 10% des opérateurs représente 80% du chiffre d’affaires.

Les enjeux du secteur sont nombreux. Le premier point souligné est celui du cahier des charges régissant l’activité. « Il est devenu inadéquat, il date de 1997. Sa refonte s’avère nécessaire. L’état actuel favorise la violation de la loi. Pour survivre, les confrères s’adonnent au racolage, à la diminution anarchique des prix, au harcèlement des clients et la médiocrité dans la qualité des prestations », souligne Tarik Dbilij.

Premier point. Le niveau du diplôme requis et expérience professionnelle. « Aucune disposition du cahier de charge ne fixe un minima. Nous proposons un niveau bac avec un diplôme en relation avec l’activité comme la logistique, le transport ou le tourisme », précise-t-il.

A ce sujet, l’association lance un programme de formation. « L’académie se destine à la mise à niveau du secteur à travers l’apprentissage des techniques commerciales, marketing, managériales et de communication. Il sera financé à hauteur de 70% par l’OFPPT », rapporte notre source.

Le capital social. « Aujourd’hui, la réglementation impose un capital de 500 000 DH et la possession d’un parc de 5 véhicules. Nos études démontrent que le seuil de rentabilité n’est atteint qu’avec un minimum de 15 voiture, d’où la nécessité d’exiger un capital social minimum d’un million de DH », indique notre interlocuteur. Chose difficilement acceptable par le ministère de tutelle.

La visite semestrielle. « Nous penchons vers une visite technique annuelle. Une perte d’argent quand le véhicule est immobilisé », souligne-t-il.

La multitude de document. Les opérateurs souhaitent que la carte grise fasse foi, du moment qu’il y est mentionné « véhiculé loué sans chauffeur ».

La liste revendicative est encore longue. Une révision du volet fiscal est également souhaitée par les membres. C’est certainement sur cette question que porteront les prochaines discussions avec le ministère de tutelle.


 

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Tags : coronavirus
Imane Azmi
Le 2 mars 2014 à 11h57

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