La SCIF va construire 50 wagons pour le Togo, le Gabon et le Congo
Dans ses ateliers de Casablanca, la filiale d’Ynna Holding spécialisée dans la construction ferroviaire va assembler 50 voitures pour un montant de 275 millions de DH. 200 emplois vont être créés pour répondre à cette commande dont la livraison est prévue dans 18 mois.
Les marchés à hauts potentiels émergent désormais en Afrique. Une conjoncture qui n’échappe pas à la SCIF, société chérifienne de matériel ferroviaire et industriel, qui tourne son regard et ses ambitions vers le continent prometteur. La firme marocaine, filiale d’Ynna Holding, amorce en effet une « opération de construction intégrée prévue pour l’exercice 2014, et portant sur la fourniture de 50 voitures ferroviaires pour voyageurs à destination du continent africain ».
Contactée par Médias 24, l’entreprise annonce que cette opération initiale concernera dans en premier temps trois pays africains : le Togo, le Gabon ainsi que le Congo. Des contrats dont le montant s’élève à 275 millions de DH, permettant notamment à la SCIF de renforcer sa compétitivité en Afrique. Ils aboutiront « à la création de 200 emplois directs pendant 18 mois » ajoute notre source, qui souligne par ailleurs que la SCIF « assurera les opérations d’entretien et de service après-vente ».
Dans le cadre de cette orientation continentale, la société chérifienne opérera à la construction du matériel ferroviaire dans ses ateliers à Casablanca, « en acheminant dans un premier lieu les pièces et matières en CKD [Complete Knock Down, ie : nécessaires non assemblés, ndlr] pour un assemblage final ». Dans un second temps, l’entreprise, dont le savoir-faire en matière de rénovation du matériel ferroviaire roulant n’est plus à démontrer, procèdera à la « qualification de fournisseurs marocains » afin d’atteindre « un taux d’intégration locale supérieur à 60% ».
La SCIF, qui a étendu son domaine d’activité dès les années 1980 en fabriquant notamment des bouteilles de gaz, des wagons de marchandises et des voitures ferroviaires, ambitionne aujourd’hui d’augmenter significativement son taux d’intégration industriel sur des produits à haute spécificité. Une logique qui la pousse naturellement à « consolider son positionnement en Afrique avec des produits à très grande valeur ajoutée, tels que la rénovation de locomotives électriques ».
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