Le Maroc, future pierre angulaire de l’intégration financière du continent africain
Casablanca Finance City figure en bonne place, selon le think tank européen Thomas More, parmi les atouts dont dispose le royaume pour devenir le centre financier du continent africain.
Dans une note intitulée Le Maroc, hub de l'intégration financière africaine, l’Institut Thomas More, basé à Bruxelles et à Paris, revient sur les opportunités offertes au Maroc par Casablanca Finance City (CFC) et son projet de hub financier.
Si le Maroc n’est encore que la deuxième place financière africaine selon le récent classement du GFCI, il a tous les atouts nécessaires pour prendre la pole position et devenir la pierre angulaire de l’intégration financière du continent africain.
Havre de stabilité et trait d’union des cultures
Dans un continent africain encore agité par des troubles sporadiques et marqué par les remous du printemps arabe, le Maroc a su conserver sa stabilité politique tout en ouvrant la voie des réformes avec l’adoption de la nouvelle Constitution de 2011. Cette stabilité lui confère un avantage sur l’Afrique du Sud – première place financière africaine – dont la cohésion politique est encore fragile.
De plus, selon l’Institut Thomas More, le Maroc est un trait d’union entre les cultures africaines, arabophones, francophones et anglophones, le pays ayant toujours été une plaque tournante des échanges. Il peut donc permettre au continent africain d’accéder à la réserve de financement que constituent les pays du Golfe.
Enfin, les différents accords commerciaux conclus aussi bien avec les pays arabes, européens qu’avec les Etats-Unis ainsi que les contacts répétés avec la Chine, affirment le positionnement mondial du Maroc.
Le projet CFC n’oublie pas non plus l’éducation avec la mise en place de la CFC Academy pour la formation des jeunes aux métiers de la Finance.
Le Maroc au carrefour du monde
La position géographique stratégique du Maroc entre l’Afrique, l’Europe, les Amériques et le Proche-Orient est un atout considérable, notamment en comparaison de l’Afrique du Sud. Pour tirer parti de cet avantage naturel, le pays a beaucoup investi ces dernières années pour développer un réseau d’infrastructures de transports capable de relier le pays à l’ensemble du monde. Notamment dans le secteur aérien, Casablanca est reliée à 36 destinations africaines.
Un cadre règlementaire approprié
Casablanca Finance City a été institué par la loi n°44-10 de 2010, dont le décret d’application porte création de la « Commission CFC », chargée d’octroyer le label CFC qui donne droit aux avantages offerts par la place, dont certains avantages fiscaux et des facilités de doing business. La gestion du projet est confiée à Casablanca Finance City Authority (CFCA).
Le cadre institutionnel de CFC est en adaptation continue afin de répondre au mieux aux besoins des sociétés CFC.
Une infrastructure de services financiers diversifiée
Le secteur bancaire marocain est largement ouvert, avec 11 des 19 banques ayant des actionnaires étrangers. De plus, les banques à capital marocain sont largement présentes en Afrique (18 pays), ce qui en fait des partenaires privilégiés des investisseurs.
Le Maroc a conclu une dizaine d’accords financiers avec des pays africains et près de 20 accords de promotion et de protection des investissements. Au niveau international, il participe à la lutte contre le blanchiment d’argent.
Enfin, CFCA a conclu des accords avec les places financières de Singapour, Luxembourg, Londres et Paris pour renforcer la connectivité de CFC et l’échange d’expertise.
Une offre financière intégrée et globale
L’offre de CFC est globale et ambitionne d’être un écosystème à même de favoriser les rencontres entre les institutions multilatérales de développement présentes en Afrique, les entreprises souhaitant s’implanter sur le continent, les financiers pourvoyeurs de capitaux, les pourvoyeurs de services de support, etc. L’objectif est d’apporter un soutien financier, constituer des partenariats ou fournir des conseils en matière politique, juridique, réglementaire, fiscale et comptable ou encore des services d’assurance, de logistique, etc.
Selon l’Institut Thomas More, aucun pays en Afrique n’offre aujourd’hui un ensemble aussi complet d’avantages complémentaires pour exploiter les opportunités d’investissements productifs sur le continent.
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