Le HCP publie les comptes de la nation : un taux de croissance provisoire de 4,3% en 2013
L’arrêté des comptes nationaux du quatrième trimestre 2013 rendu public lundi 31 mars 2014 par le HCP, montre que :
- la croissance économique nationale a été de 4,5% au lieu de 2,3% durant le même trimestre de l’année 2012;
- l’inflation, approchée par l’évolution du prix implicite du PIB, s’est située à 0,5% au lieu de 1,4%.
Sur l’ensemble de l’année 2013 :
- le taux de croissance aurait été de 4,3% au lieu de 4,4% prévu par le HCP ;
- l’évolution du taux implicite du prix du PIB serait 1,2% au lieu de 1,4% prévu par la même institution.
Au cours du quatrième trimestre 2013, l’activité économique a continué à être soutenue par le rebondissement de l’activité agricole, avec des activités non agricoles en ralentissement.
C’est ainsi que, la valeur ajoutée agricole en volume, corrigée de variations saisonnières (cvs), s’est accrue de 18,5% au lieu d’une baisse de 9,1% le même trimestre de l’année précédente, alors que celle des activités non agricoles a été en ralentissement avec une croissance de 2,4% au lieu de 4%.
Dans ce contexte, la valeur ajoutée du secteur secondaire s’est accrue de 2,2% au cours de ce dernier trimestre de l’année 2013 au lieu d’une baisse de 0,7% la même période de l’année précédente. Ceci résulte de l’augmentation des activités :
- de l’électricité et eau de 5,7% au lieu d’une baisse de 1,9%;
- du bâtiment et travaux publics de 3,2% au lieu de 0,7%;
- des industries de transformation de 2,7% au lieu de 0,1%;
- et de la diminution des activités de l’industrie d’extraction de 1,9% au lieu d’une baisse de 3,7%.
La valeur ajoutée du secteur tertiaire, en revanche, a continué d’afficher un ralentissement de son rythme de croissance, se situant à 2,9% au lieu de 6,4 % le quatrième trimestre de l’année précédente. A l’exception de l’activité du commerce qui s’est améliorée de 4,1% contre 1,4%, ce ralentissement a été observé dans les diverses branches d’activité de ce secteur :
- les hôtels et restaurants, avec une croissance de 4,1% au lieu 8,8% ;
- les transports avec 2,6% au lieu 5,3% ;
- les postes et télécommunications, avec 8,8% au lieu de 28,6%;
- les services rendus aux ménages et aux entreprises, avec 3,1% au lieu de 5,3%;
- les services financiers et assurances, avec 1,2% au lieu de 3,6%;
- les services rendus par l’administration publique générale et sécurité sociale, avec 0,3% au lieu de 6,1% ;
- les services de l’éducation, de la santé et de l’action sociale, avec 2,1% au lieu de 5,2%.
Au total, et sur le quatrième trimestre 2013, le Produit Intérieur Brut (PIB) s’est accru de 4,5% en volume au lieu de 2,3% la même période de l’année 2012 et de 5% en valeur au lieu de 3,7%. Ainsi, le prix implicite du PIB a augmenté de 0,5% au lieu de 1,4%.
Au niveau des emplois du PIB en volume, les dépenses de consommation finale des ménages se sont accrues de 4,9% au lieu de 3,5% la même période de l’année précédente, contribuant ainsi pour 2,9 points à la croissance au lieu de 2 points. En revanche, la consommation finale des administrations publiques a connu une progression moins forte que l’année dernière de 3,8% au lieu de 9,1% avec une contribution de 0,6 point au lieu de 1,4 point. De son côté, l’investissement brut (formation brute de capital fixe et variation de stocks) a marqué une diminution de 1,5% au lieu d’une baisse de 0,8%. Globalement, la demande intérieure a continué à afficher une augmentation qui a été de 2% au lieu de 1,3% contribuant avec 2,1 points à la croissance au lieu de 1,3 point une année auparavant.
Dans cette croissance, la contribution des échanges extérieurs de biens et services a été de 2,4 points au lieu de 1 point. Les exportations de biens et services ont, en effet, connu une hausse de 3% au lieu de 5,2%, les importations ayant diminué de 4% au lieu d’une hausse de 1,7%.
Avec l’augmentation importante des revenus nets reçus du reste du monde de 59,5% et la hausse du PIB de 5%, le revenu national brut disponible s’est accru de 7,7% au lieu de 2,2%. L’épargne nationale a atteint 28,4% du PIB au lieu de 26,2% avec une amélioration de la consommation finale de 5,7%.
L’investissement brut s’est situé à 34,4% du PIB au lieu de 37,1% et le besoin de financement de l’économie nationale s’est ainsi établi à 6% du PIB au lieu de 10,9%.
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